Critique et analyse cinématographique

« Ouija » de Stiles White : Le film d’horreur pour les nuls

Nouveau rejeton de la collaboration entre la marque de jouets Hasbro et le producteur Michael Bay – après la saga des TransformersOuija met en vedette la planche du même nom, permettant supposément de communiquer avec l’au-delà. Le film est donc assez représentatif d’un versant très mercantile du cinéma hollywoodien, ainsi que de la tendance des films d’horreur de studios à se baser sur des concepts marketing plutôt que sur de vraies idées.

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Suite au décès de sa meilleure amie Debbie dans des circonstances assez troubles, Laine retrouve chez celle-ci une vieille planche Ouija. Tentant de rentrer en contact avec son amie disparue, en compagnie de plusieurs acolytes et de sa sœur Sarah, Laine se retrouve aux prises avec un autre esprit, une petite fille du nom de DZ, qui a vraisemblablement un message à lui faire passer. Mais petit à petit, les événements inexpliqués et les morts s’accumulent….

On l’aura compris, Ouija ne fait pas vraiment dans l’originalité, d’autant plus que le fameux concept de la planche de jeu n’est pas nouveau en soi puisqu’il a déjà été utilisé maintes et maintes fois dans d’autres films d’horreurs notoires (L’Exorciste, Apparences, Paranormal Activity,…). Le film semble conçu spécifiquement pour un public ne connaissant pas très bien le cinéma de genre, et ne pouvant dès lors pas déceler toutes les grosses ficelles et passages obligés de l’exercice. Pour qui a vu plus de cinq films d’épouvante dans sa vie, l’intrigue de Ouija et ses quelques rebondissements téléphonés tomberont comme un cheveu sur la soupe tant tout est prévisible du début à la fin. Et ce ne sont pas les personnages stéréotypés d’adolescents insipides – tout autant que leurs interprètes, beaucoup trop vieux pour les rôles soit dit en passant – qui relèvent le niveau ni ne relancent l’intérêt.

Le seul point positif de ce paresseux petit film de série B reste néanmoins la représentation de ses esprits frappeurs – et les quelques effets spéciaux qui les accompagnent –, efficacement effrayants. Mais la promesse de quelques frissons étant évidemment le minimum syndical à remplir par ce type de films très ciblés, Ouija ne parvient jamais à dépasser ce niveau très bas et reste donc à celui d’un divertissement médiocre et anecdotique.

Thibaut Grégoire

 

Retrouvez cette critique sur Le Suricate Magazine

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