Critique et analyse cinématographique

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FILM FEST GENT 2017 – « Wonderstruck » de Todd Haynes

Adapté d’un roman de Brian Selznick (auteur de L’Invention de Hugo Cabret, lui-même adapté par Scorsese), Wonderstruck suit de manière parallèle et alternée, les parcours de Ben et Rose – deux enfants atteints de surdité, séparés par plus de cinquante ans – à la recherche d’un proche et de leurs origines, dans New York. Todd Haynes met en scène ce conte pour enfants d’une manière assez inédite et cinématographique, qui peut être déconcertante, mais ne manque pas de grâce et d’étrangeté.

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Le plus important parti pris formel du film est d’avoir séparé les deux lignes narratives – les itinéraires de Rose et de Ben – par l’image et le son, en donnant à l’histoire de Rose un aspect de film muet – l’action de cette ligne narrative se déroule en 1927, au moment du passage du muet au parlant. Ainsi, la surdité de Rose est traduite à l’écran par l’absence de sons in. De l’autre côté, l’histoire de Ben épouse également les canons audiovisuels de son époque, donnant donc à entendre ce que le jeune garçon, devenu récemment sourd après avoir été foudroyé, ne peut saisir. Cette césure stylistique, qui intervient parfois assez abruptement dans l’alternance des scènes, met en avant une dimension réflexive sur le cinéma et sur les possibilités de l’une ou l’autre occurrence, cinéma muet ou cinéma parlant.

Cette allusion aux origines du cinéma ne s’arrête bien entendu pas là, puisque le personnage de Rose est, au début, à la recherche d’une célèbre actrice du muet, à laquelle elle semble vouer un culte démesuré – il s’avèrera par la suite que le lien qu’elle entretient avec cette actrice est plus compliqué. Cette évocation du cinéma des premiers temps et son intrication à une quête personnelle menée par des enfants est ce qui fait tout de suite rapprocher Wonderstruck de Hugo de Martin Scorsese, et cela que l’on sache ou non le lien factuel qui uni les deux films.

Mais Wonderstruck est peut-être plus brut, plus difficile à appréhender de prime abord, que le film de Scorsese, car Todd Haynes lui donne un aspect moins lisse, principalement sur le plan du montage et de la mise en scène. Le film déploie en outre une dimension de fétichisation tout à fait étonnante, dans les rapports qu’entretiennent les personnages aux objets – le cahier qui mène Ben sur les traces de Rose, le cabinet de curiosité filmé comme un mausolée, ou encore la maquette finale, reproduisant en miniature un New York fantasmé. Plus que la dimension onirique du film, c’est ce versant fétichiste, presque morbide, qui retient l’attention et hante de manière durable.

Thibaut Grégoire

 

Le Festival de Gand se déroule du 10 au 20 octobre 2017

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FILM FEST GENT 2017 – « Battle of the Sexes » de Jonathan Dayton et Valerie Faris

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les réalisateurs de Little Miss Sunshine, Jonathan Dayton et Valerie Faris ne sont pas spécialement prolixes. Depuis leur coup d’éclat en 2006 avec ce « film-phénomène », ils n’ont produit qu’un seul film : l’effroyablement moralisateur Ruby Sparks, sur un écrivain et sa muse. Il y a donc forcément une part de circonspection qui se mêle à l’attente de leur nouveau film, Battle of the Sexes.

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Cette fois-ci, on a l’impression que Dayton et Faris ont voulu mettre toutes les chances de leur côté en ne s’embarrassant pas de créer un univers, mais en adaptant une histoire vraie, celle de la lutte des joueuses de tennis américaines, dans les années 70, pour être reconnues, sinon comme les égaux de leurs homologues masculins, tout du moins comme des athlètes à part entière. Et cette lutte trouve – dans le film – son apogée dans le duel au sommet qui opposa la joueuse la plus populaire du moment, Billie Jean King, à un vieux briscard showman et machiste, Bobby Riggs, lequel voulait prouver – sans réel conviction, mais surtout pour le plaisir du défi et du spectacle – que les femmes étaient inférieures dans tous les domaines, surtout celui du sport.

Dayton et Faris ne prennent donc pas beaucoup de risque dans leur choix de sujet, consensuel et difficilement contestable, mais ajoutent encore une couche en abordant la découverte par Billie Jean King de son homosexualité. Le film est donc féministe et LGBT, deux « sceaux » qui, par les temps qui courent, cataloguent directement un film dans la catégorie « chef d’œuvre » pour certains esprits pressés.

Il n’est pas question de mettre en doute ici le bien-fondé des causes que défend le film, bien au contraire, mais plutôt de s’interroger sur l’honnêteté de la démarche : celle de baser tout l’intérêt et le discours d’un film sur des prémisses idéologiques que l’on sait inattaquables. Se retranchant derrière leur sujet – et aussi derrière la structure du film de sport, très carrée et impliquant une certaine « efficacité » intrinsèque –, les réalisateurs pensent s’épargner les critiques sur l’indigence de leur scénario et de leur mise en scène. Car Battle of the Sexes, en dehors de son socle de réalité – et des prestation « drôlatiques » mais non moins « oscarisables » de Steve Carell et d’Emma Stone, tous les deux cabotins à souhait –, ne peut lutter à mains nues contre l’élan « feel good » bas de plafond qu’il dégage et son esthétique de reconstitution rétro balisée, sans la moindre aspérité.

Thibaut Grégoire

 

Le Festival de Gand se déroule du 10 au 20 octobre 2017

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Sorties Cinéma – 13/09/2017

Cette semaine marque le retour de Tom Cruise à du divertissement de qualité, celui de Michel Hazanavicius à la comédie de pastiche, et celui de Darren Aronofsky au grand n’importe quoi.

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American Made de Doug Liman

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Le personnage de Barry Seal est une sorte de pantin désarticulé, brinquebalé entre les intérêts de deux camps opposés, mais aussi aveuglé par le goût de l’adrénaline et l’appât du gain. Comme Maverick dans Top Gun, il est gouverné par cette idée – plus inconsciente, dans le cas présent – de vouloir toujours se dépasser, suivant le culte du « toujours plus haut, toujours plus fort » qui est à la fois le moteur et la malédiction de nombre de personnages de la fiction américaine. Mais (…) là où, dans Top Gun, Maverick échouait puis se relevait, pour revenir encore plus fort et déterminé, Barry Seal est un personnage qui se croit invincible mais finit par être rattrapé par des forces et des enjeux qui le dépassent. Ayant volé trop près du soleil, il est ainsi condamné à se brûler les ailes et à tomber.

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Note : 6,5/10

 

Le Redoutable de Michel Hazanavicius

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L’hommage pourrait apparaître comme un brin naïf, et il l’est forcément un petit peu, mais il participe de cette dialectique qu’installe le film entre une réelle admiration pour son sujet et une certaine irrévérence – quoique tout de même contrôlée – vis-à-vis du « monument » Godard. Car s’il ne fait aucun doute qu’Hazanavicius aime Godard cinéaste – ne serait-ce que par cette façon presque fétichiste de recréer des images –, il n’hésite également pas à le bousculer de toutes les manières possibles et imaginables : renversé et piétiné dans les manifestations de mai 68, hué et chahuté lors de meetings des étudiants communistes, ou encore à travers sa paire de lunettes, cassée à de nombreuses reprises. De là à ce que l’on puisse dire que le film utilise cette image des lunettes brisées pour remettre en question l’œil du cinéaste et le regard qu’il porte sur son art, il n’y a qu’un pas qui peut aisément être franchi.

Lire le texte complet sur Le Suricate Magazine

Note : 6,5/10

 

Mother! de Darren Aronofsky

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Le goût douteux de Darren Aronofsky pour la monstration de la souffrance et toute la martyrologie crapoteuse qui va avec ont une nouvelle occasion de s’exprimer à travers ce Mother!, sorte d’apogée de « l’art » du cinéaste. À part dans le paroxystique Requiem for a Dream, Aronofsky avait rarement atteint un tel degré de complaisance dans le petit théâtre misanthrope où il fait évoluer ses personnages. Associée à la lourdeur symboliste dont il est coutumier – érigée en dogme par l’épouvantable The Fountain –, cette tendance crypto-mystico-moraliste de l’auteur lui fait pondre avec Mother! un de ces films les plus pénibles, une expérience aussi éprouvante que creuse, dont la construction en diptyque ne fait qu’accentuer le radotage. Le film n’hésite en effet pas à asséner son discours abscons deux fois de suite, en infligeant à répétition l’envahissement de son espace personnel au personnage de madone « trash » incarné avec une conviction suicidaire par une Jennifer Lawrence tout en crises d’hystérie et en spasmes grimaçants.

Note : 2/10


« American Made » de Doug Liman : La chute d’Icare selon Tom Cruise

Si l’on suit de manière intermittente la carrière du réalisateur Doug Liman, bon faiseur hollywoodien qui semble parfois être traversé par de réelles impulsions d’auteur (1), sa collaboration avec Tom Cruise – après Edge of Tomorrow en 2014 – donne à nouveau l’occasion, avec cet American Made, de s’interroger sur l’image et le statut cinématographiques de cet acteur passionnant, dont la carrière est émaillée de rôles emblématiques et de collaborations avec quelques-uns des plus importants auteurs américains (Kubrick, De Palma, Anderson, Mann, etc.).

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Arrivé à un point de sa carrière où il semble cantonné à du divertissement, à construire des films autour de sa personnalité (les Mission : Impossible, Jack Reacher et sa suite) ou à déambuler tel un fantôme dans de grosses machines sans âme, qui n’ont pas vraiment besoin de sa présence (La Momie), l’acteur opère un pas de côté – avec un cinéaste qui n’est donc pas vraiment un auteur mais avec qui il semble être sur un terrain d’entente propice à la création commune – qui, non seulement, tord de manière bénéfique la figure du héros monolithique qu’il incarne maintenant presque automatiquement, mais lui fait également faire un retour en arrière assez vertigineux vers les débuts de sa filmographie et l’un de ses emplois les plus déterminants.

À la manière de son personnage dans Edge of Tomorrow, Cruise est comme pris dans une boucle temporelle et sa carrière repliée sur elle-même. En incarnant le pilote Barry Seal (2), l’acteur reprend un emploi qu’il a déjà endossé dans la deuxième partie des années 80 – pilote d’avions de chasse dans Top Gun (Tony Scott, 1986) mais également pilote automobile dans Jours de tonnerre (Tony Scott, 1990) – ce qui amène le cinéphile joueur à tisser des liens entre le Tom Cruise d’alors et celui d’aujourd’hui, entre ce que représentent ces deux types de divertissement séparés par le temps mais également par leurs enjeux thématiques, entre Maverick (3) et Barry Seal.

Le personnage de Barry Seal est une sorte de pantin désarticulé, brinquebalé entre les intérêts de deux camps opposés, mais aussi aveuglé par le goût de l’adrénaline et l’appât du gain. Comme Maverick dans Top Gun, il est gouverné par cette idée – plus inconsciente, dans le cas présent – de vouloir toujours se dépasser, suivant le culte du « toujours plus haut, toujours plus fort » qui est à la fois le moteur et la malédiction de nombre de personnages de la fiction américaine. Mais si, dans Top Gun, cette idée finissait par être validée par le discours moral et idéologique du film, pleinement inscrit dans un patriotisme caractéristique du divertissement populaire de son époque, elle est vue d’un œil beaucoup plus cynique dans American Made, lui aussi marqué par une attitude un peu systématique de son époque – cette façon d’être revenu de tout. Là où, dans Top Gun, Maverick échouait puis se relevait, pour revenir encore plus fort et déterminé, Barry Seal est un personnage qui se croit invincible mais finit par être rattrapé par des forces et des enjeux qui le dépassent. Ayant volé trop près du soleil, il est ainsi condamné à se brûler les ailes et à tomber.

Dans les deux cas, le personnage incarné par Tom Cruise est totalement représentatif de la manière dont l’époque conçoit ses héros et ce qui fait d’eux des êtres « extra-ordinaires ». Maverick en était un parce qu’il faisait ce que le pouvoir attendait de lui et qu’il dépassait ses limites, Barry Seal en devient indirectement un parce qu’il s’est joué du pouvoir avant d’en devenir une sorte de martyr exemplaire. Tout comme la propagande patriotique était un système dans les années 80, la critique du pouvoir et du gouvernement par le prisme de faits divers éloignés dans le temps en est probablement devenue un autre. Traversant le temps de manière presque – le cinquantenaire commence tout de même doucement à endosser des rôles de quarantenaires – intemporelle, Tom Cruise reste un marqueur indispensable pour pointer les tendances idéologiques et politiques de l’industrie hollywoodienne.

Thibaut Grégoire

 

(1) On pouvait, par exemple, déceler une vraie volonté de donner à des personnages d’outsiders l’opportunité d’une revanche vis-à-vis d’une certaine forme de pouvoir oppressant, dans Jumper ou encore Edge of Tomorrow.

(2) Ancien pilote de ligne recruté tour à tour par la DEA et par le cartel de Medellín pour des missions en sous-main, condamné à jouer inlassablement un double-jeu mais s’enrichissant grandement au passage.

(3) Personnage incarné par Tom Cruise dans Top Gun.

 

(American Made de Doug Liman (2017) – avec Tom Cruise, Sara Wright, Domhnall Gleeson, E. Roger Mitchell, Caleb Landry Jones, Jesse Plemons)


Sorties Cinéma – 26/04/2017

Cette semaine, un thriller espagnol surprend, les gardiens de la galaxie capitalisent sur leurs acquis, un teen-movie s’embourbe dans les clichés et Pierre Richard gâtifie comme jamais.

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La Colère d’un homme patient de Raúl Arévalo

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L’appréhension que l’on peut éprouver devant un film de cet acabit est souvent lié à la dimension toujours assez droitière de scénarios unilatéraux mettant en scène des « autojusticiers » dont la souffrance initiale semble justifier un déferlement de violence sur les cibles de leur vendetta personnelle. (…) Tarde para la ira parvient à éviter cet écueil, en jouant précisément avec les attentes liées au genre. (…) Le film remplit son contrat et respecte ses enjeux de série B basique, mais de manière détournée.

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Les Gardiens de la galaxie Vol 2 de James Gunn

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Ce deuxième épisode des Gardiens de la galaxie capitalise un maximum sur les recettes du premier (humour omniprésent, bande originale vintage,…) et ajoute une donnée légèrement putassière, le passage du personnage de Groot au « trop mignon » Baby Groot, probablement destiné à gagner des points chez un public enfantin ou féminin. Dans sa dernière partie, le film se fait étonnamment sentimental, voire larmoyant, et finit par faire l’éloge unilatéral de l’esprit de famille et du conformisme, un comble pour une franchise qui réclamait au départ une certaine indépendance vis-à-vis de l’univers Marvel. Le seul film Marvel réellement subversif reste à ce jour Deadpool, et ce Gardiens de la galaxie 2 se classe plutôt parmi les plus lisses et conventionnels.

 

The Edge of Seventeen de Kelly Fremon Craig

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L’impression qui domine à la vision de The Edge of Seventeen est celle d’avoir déjà vu ce teen-movie des dizaines de fois. Rien ne dévie jamais du récit de passage et d’acceptation, et des clichés du genre. Le psychologisme approximatif du mélodrame familial, la pauvreté flagrante de la mise en scène, les personnages stéréotypés (la mère fantasque, le prof cool, le « nerd » amoureux transi,…) et l’interprète principale (Hailee Steinfeld, particulièrement crispante) sont autant d’éléments rébarbatifs qui contribuent à couler ce film sans reliefs ni aspérités.

 

Un profil pour deux de Stéphane Robelin

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Comme on peut s’y attendre, Un profil pour deux est rempli de bons sentiments, de personnages stéréotypés et prend l’allure et l’esthétique d’un téléfilm ciblé pour un public assez âgé. Le film se permet bien l’un ou l’autre dérapage contrôlé concernant notamment son trio amoureux légèrement atypique, mais ne manque pas de retomber sur ses pattes lors d’un final pétri de politiquement correct, où tout le monde retrouve bien sa place – les jeunes entre eux, les vieux entre eux, etc.

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Le Procès du siècle de Mick Jackson

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Un film didactique, plat et assez ambigu sur le procès qui opposa l’historienne Deborah Lipstadt au négationniste David Irving, au début des années 2000. Lipstadt étant contrainte de démontrer l’existence de l’Holocauste après avoir été traînée en justice par Irving – qu’elle a préalablement traité de menteur –, le film se concentre sur le travail de ses avocats et donne à l’historienne un rôle assez ingrat, celui d’une femme bornée qui semble ne pas comprendre la différence entre émotion et factualité. Cette stéréotypisation outrancière du personnage et l’espèce de neutralité froide avec laquelle est abordé celui de son adversaire contribuent à rendre très antipathique ce téléfilm même pas amélioré.


Top 5 Jake Gyllenhaal

À l’occasion de la sortie en salles de Life, film d’horreur science-fictionnel dans l’ombre d’Alien et sans grand intérêt, petit retour sur la carrière de l’un des acteurs du film, Jake Gyllenhaal, à travers cinq films et cinq rôles. Top 5 subjectif…

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1/ Zodiac de David Fincher

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Le meilleur film de Gyllenhaal est également le meilleur de son réalisateur, David Fincher. Une fresque ample sur la traque du serial killer du même nom, à la fin des années 60.

 

2/ Donnie Darko de Richard Kelly

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Le film qui a révélé Gyllenhaal reste une œuvre culte pour ceux qui l’ont découverte à sa sortie. L’image de l’acteur restera d’ailleurs intimement liée à ce personnage pour ceux-là même, qui auront dès lors un penchant pour ses personnages les plus « borderline » – ceux de Nightcrawler, de End of Watch ou de Demolition.

 

3/ Nightcrawler de Dan Gilroy

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Polar très noir dans un LA nocturne, et le personnage le plus fou – dans tous les sens du terme – composé par l’acteur.

 

4/ Le Jour d’après de Roland Emmerich

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Considéré comme le grand film « sérieux » – car écolo-conscient – de Roland Emmerich, Le Jour d’après reprend pourtant la structure de films catastrophes « mainstream » et les grandes lubies du réalisateur d’Independence Day. La performance de Gyllenhaal n’est pas franchement ce qu’il y a de plus marquant dans ce film, mais celui-ci se suffit à lui-même, en tant que divertissement plus qu’honnête.

 

5/ Brokeback Mountain d’Ang Lee

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Un film important et attachant, dont la structure très étrange, usant de l’ellipse à outrance, a tout de même de quoi décontenancer.


BIFFF 2017 – Jours 11, 12 et 13

La fin du BIFFF fut calme – de notre côté – et pauvre en découvertes. Il faut dire que deux semaines de visionnages intensifs, de Troll et d’ambiance électrisante nous auront bien fatigué.

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Vendredi 14 avril

 

Will You Be There ? de Hong Ji-young

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En sachant que ce film coréen est adapté d’un roman de Guillaume Musso, on sait plus ou moins ce qu’on va y trouver, à savoir une romance, des bons sentiments et un peu de surnaturel – en l’occurrence un paradoxe temporel assez classique. Étant donné qu’il est difficile de rater totalement un film sur le voyage dans le temps – l’aspect ludique reprenant toujours le dessus sur la dimension de déjà-vu – Will You Be There ? est largement regardable, malgré les lourdeurs scénaristiques et de mise en scène, notamment un usage pénible des ralentis musicaux.

 

Samedi 15 avril

 

Prooi de Dick Maas

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Si un quelconque esprit malade sera tenté de voir dans cette série B hollandaise une parabole de la société se retournant contre ses citoyens – après tout, il s’agit bien d’un lion, emblème nationale, terrorisant les habitants d’Amsterdam –, la seule chose à y voir de fait est son effet spécial principal, ce lion en animatronique, particulièrement gratiné et ringard, qui prend un malin plaisir à décimer du mauvais acteur néerlandais. Parfois, il faut se contenter de peu….

 

Don’t Kill It de Mike Mendez

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Dans cette série B assumée et destinée au marché DVD et VOD, l’immarcescible Dolph Lundgren livre un combat sans merci à une entité antédiluvienne qui prend possession des corps pour répandre la mort. C’est assez laid visuellement, pas vraiment « fun », mais ça rempli le contrat de base, à savoir pas grand-chose.

 

Dimanche 16 avril

 

Storm : Letters van vuur de Dennis Bots

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La séance communautaire du BIFFF, réservée exclusivement aux jeunes enfants néerlandophones, puisqu’elle présentait un film familial en néerlandais sans sous-titres. On se demande donc bien pourquoi ce film-ci n’a pas été sous-titré, étant donné que tous les autres du festival l’ont été. Au-delà de ça, Storm est une aventure historico-enfantine à forte portée didactique sur le moyen-âge anversois et les écrits de Martin Luther. Ça ressemble comme deux gouttes d’eau aux petits films de l’Historium de Bruges (pour ceux qui l’ont visité – minute « private joke »).

 

Le BIFFF se tient du 4 au 16 avril au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Plus d’infos sur le site du BIFFF