Critique et analyse cinématographique

Articles tagués “top

Top 10 2017

Fin d’année oblige, le temps est venu du traditionnel top 10 des films préférés de 2017. Toutes les revues, sites et autres blogueurs cinéma cèdent à la tradition et les listes ont tendance à se ressembler ou à réunir les uns et les autres en différents mouvements ou différentes chapelles. Le présent top se veut radical, subjectif, et ne ressemblera peut-être pas trop – espérons-le – à la majorité des autres.

top2017

 

1/ La Villa de Robert Guédiguian

LA VILLA PHOTO1

2/ Split de M. Night Shyamalan

cover-w700-58407c2497e48-split8

3/ Yourself and Yours de Hong Sang-soo

74504e5558f65c9de6b015420c399857

4/ Jeannette de Bruno Dumont

images_list-r4x3w1000-5900a41a02ffe-jeannette4

5/ Après la tempête de Hirokazu Kore-eda

after-the-storm-umi-yorimo-mada-fukaku-kore-eda-hirokazu

6/ The Lost City of Z de James Gray

LCOZ_5066.CR2

7/ Le Jour d’après de Hong Sang-soo

cover-r4x3w1000-5911c6724bfaa-lejourdapres

8/ Les Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin

cover-r4x3w1000-58fa176123d83-fantomes3

9/ 12 jours de Raymond Depardon

12jours_05

10/ The Square de Ruben Östlund

cover-r4x3w1000-592d44a50e854-bb82f-the-square

Publicités

Top 5 Jake Gyllenhaal

À l’occasion de la sortie en salles de Life, film d’horreur science-fictionnel dans l’ombre d’Alien et sans grand intérêt, petit retour sur la carrière de l’un des acteurs du film, Jake Gyllenhaal, à travers cinq films et cinq rôles. Top 5 subjectif…

cover-r4x3w1000-58d511af5cd27-lifeorigineinconnue2

 

1/ Zodiac de David Fincher

zodiac-2007-18-g

Le meilleur film de Gyllenhaal est également le meilleur de son réalisateur, David Fincher. Une fresque ample sur la traque du serial killer du même nom, à la fin des années 60.

 

2/ Donnie Darko de Richard Kelly

uz8fx3-HC

Le film qui a révélé Gyllenhaal reste une œuvre culte pour ceux qui l’ont découverte à sa sortie. L’image de l’acteur restera d’ailleurs intimement liée à ce personnage pour ceux-là même, qui auront dès lors un penchant pour ses personnages les plus « borderline » – ceux de Nightcrawler, de End of Watch ou de Demolition.

 

3/ Nightcrawler de Dan Gilroy

night-call-nightcrawler-26-11-2014-3-g

Polar très noir dans un LA nocturne, et le personnage le plus fou – dans tous les sens du terme – composé par l’acteur.

 

4/ Le Jour d’après de Roland Emmerich

jour-d-apres-2004-71-g

Considéré comme le grand film « sérieux » – car écolo-conscient – de Roland Emmerich, Le Jour d’après reprend pourtant la structure de films catastrophes « mainstream » et les grandes lubies du réalisateur d’Independence Day. La performance de Gyllenhaal n’est pas franchement ce qu’il y a de plus marquant dans ce film, mais celui-ci se suffit à lui-même, en tant que divertissement plus qu’honnête.

 

5/ Brokeback Mountain d’Ang Lee

secret-de-brokeback-mountain-2005-15-g

Un film important et attachant, dont la structure très étrange, usant de l’ellipse à outrance, a tout de même de quoi décontenancer.


BIFFF 2017 – Tops et flops

Le 35ème BIFFF s’est clôturé hier, après plus d’une centaine de projections. Sur cette quantité de films, il nous a été donné d’en voir une trentaine. Petit retour, donc, sur ce qui a été vu, le pire et le meilleur.

The-Limehouse-Golem-3

 

Top 5 :

1/ Safe Neighborhood de Chris Peckover

Safe-Neighborhood-1

2/ The Limehouse Golem de Juan Carlos Medina

The-Limehouse-Golem-4

3/ Vanishing Time : A Boy Who Returned d’Um Tae-hwa

Vanishing_Time_Still6

4/ Tarde para la ira de Raúl Arévalo

Tarde-para-la-ira-1

5/ Tunnel de Kim Seong-hun

Tunnel-2

 

Flop 3 :

1/ Secuestro (Boy Missing) de Mar Targarona

Boy-Missing-3

2/ Eat Local de Jason Flemyng

Eat-local-4

3/ Bloodlands de Steven Kastrissios

Bloodlands-2

 

Le BIFFF s’est tenu du 4 au 16 avril au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Plus d’infos sur le site du BIFFF


Le meilleur et le pire de 2016

Petit retour traditionnel et obligé sur l’année écoulée, sous forme de deux listes mettant en évidence ce qui était grand et ce qui ne l’était pas.

top10

 

Top 10 (ou 11)

(Difficile de départager les trois premiers et les trois derniers de ce top, d’où les égalités et le petit débordement d’un top 10 à un top 11.)

1/ Ma loute – Bruno Dumont

fabrice-luchini-dans-ma-loute-de-bruno-dumont

=/ Paterson – Jim Jarmusch

paterson2-1463383833

=/ Un jour avec, un jour sans – Hong Sang-soo

Un-Jour-Avec1-2048x1365

4/ Midnight Special – Jeff Nichols

midnight_special

5/ The Neon Demon – Nicolas Winding Refn

theneondemon2-1460639471

6/ Elle – Paul Verhoeven

elle-1460635220

7/ Rester Vertical – Alain Guiraudie

094894

8/ Les Huit salopards – Quentin Tarantino

cover-r4x3w1000-5836df14b3abe-samuel-l-jackson-dans-les_0

9/ Aquarius – Kleber Mendonça Filho

aquarius_5594681-1

=/ Brooklyn Village – Ira Sachs

brooklyn-village-la-plenitude-du-cinema-d-ira-sachsm373911

=/ Ce sentiment de l’été – Mikhaël Hers

sentimentetephoto1-1444999370

 

Nanars 2016 (grand cru)

(On retrouve plus de navets d’auteurs que de cornichoneries grand public dans cette liste non-exhaustive. Honneur aux films et aux « cinéastes » dont les ambitions démesurées ne s’accordent jamais avec l’étroitesse de leurs visions.)

1/ Divines – Houda Benyamina

cover-r4x3w1000-583724d89275c-photo-du-film-divines

2/ Éternité – Tran Anh Hung

eternite_6

3/ Collateral Beauty – David Frankel

collateral

4/ La Pazza Gioia – Paolo Virzì

cover-r4x3w1000-583707b6ea404-micaela-ramazzotti-et-valeria-bruni_3

5/ I, Daniel Blake – Ken Loach

danielblakephoto4-1462279770

6/ Parasol – Valéry Rosier

30959_43_Parasol

7/ L’Économie du couple – Joachim Lafosse

cover-r4x3w1000-58371ffcd50fc-cedric-kahn-et-berenice-bejo_0

8/ Le Disciple – Kirill Serebrennikov

le-disciple-critique-film-cannes-2016

9/ Ils sont partout – Yvan Attal

ils-sont-partout-decouvrez-le-teaser-du-film-d-yvan-attal

10/ Belgica – Felix Van Groeningen

cover-r4x3w1000-5836e6f4134b8-stef-aerts-et-tom-vermeir_1

11/ The Danish Girl – Tom Hooper

cover-r4x3w1000-5836e3cf666a2-eddie-redmayne-dans-le-film

12/ Le Confessioni – Roberto Andò

foto-le-confessioni-7-high-h_2016


Top 10 Palmes d’or

Alors que le 69ème Festival de Cannes est dans sa dernière ligne droite et que l’on attend le palmarès ce dimanche, nous n’avons pas résisté au sempiternel top 10 des meilleures Palmes d’Or. Ce classement est bien entendu subjectif et ne prétend pas à l’exhaustivité.

2048x1536-fit_affiche-officielle-69eme-festival-cannes

 

1. Elephant de Gus Van Sant

elephant

2. La Chambre du fils de Nanni Moretti

chambre-du-fils-2001-01-g

3. Le Goût de la cerise d’Abbas Kiarostami

le_gout_de_la_cerise

4. Oncle Boonmee d’Apichatpong Weerasethakul

oncle-boonme

5. The Tree of Life de Terrence Malick

tree-of-life-

6. Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy

parapluies4

7. La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche

La-vie-d-Adele-prive-de-visa-d-exploitation

8. Pulp Fiction de Quentin Tarantino

pulp-fiction-1994-20-g

9. Blow Up de Michelangelo Antonioni

blowup03

10. Sailor et Lula de David Lynch

sailor-et-lula-1990-15-g


BIFFF 2016 – Tops et flops

Difficile de faire un top et flop objectifs sur la globalité de la programmation du BIFFF. Ici, 30 films ont été vus sur une petite centaine. Il s’agit donc de mettre en avant les dix films dignes d’intérêt sur cette petite sélection, ainsi que les cinq à éviter absolument. Petit panaché de la diversité de ce BIFFF 2016, donc. Il y a effectivement un monde entre le surprenant Tag de Sion Sono et l’infâme Enragés, ersatz français de thrillers américains.

tag2

 

Top 10

1. Tag de Sion Sono

2. Yoga Hosers de Kevin Smith

3. The Survivalist de Stephen Fingleton

4. Into the Forest de Patricia Rozema

5. Seoul Station de Yeon Sang-ho

6. Green Room de Jeremy Saulnier

7. Howl de Paul Hyett

8. Yakuza Apocalypse de Takashi Miike

9. The Corpse of Anna Fritz de Hèctor Hernández Vicens

10. The Phone de Kim Bong-joo

 

Flop 5

1. Enragés d’Éric Hannezo

2. The Call Up de Charles Barker

3. Ghost Theater de Hideo Nakata

4. The Tattooist de Seo Lee

5. Backtrack de Michael Petroni

 

Plus d’infos sur le site du BIFFF


Top 7 Rocky

À l’occasion de la sortie de Creed, suite et « reboot » de la saga Rocky, un petit retour sur la franchise s’imposait, avec un top 7 de films très inégaux, où le pire côtoie le meilleur.

rocky-balboa-sylvester-stallone

 

1. Rocky de John G. Avildsen (1976)

618_movies_rocky_10

Le premier Rocky est incontestablement le meilleur et doit presque être vu indépendamment de la série qui le suit. Si la saga a pris l’aspect d’une épopée sportive morale, avec sa propre mythologie et ses spécificités, le Rocky original est un film humain et social, qui aborde la question du rêve américain avec un recul et une dimension critique totalement absente des films suivants. Le combat de boxe en forme d’apothéose et le final constituent l’un des morceaux de bravoure les plus marquants et émouvants du cinéma américain des années 70.

 

2. Rocky Balboa de Sylvester Stallone (2006)

174c88f2ab3c53595e36f4617b236743_large

Dans cet épisode crépusculaire, originellement prévu pour être le dernier de la série, Stallone porte un regard attendri sur le personnage et amène une touche mélancolique bienvenue. Dommage que le film soit alourdi par quelques monologues moralisateurs et pétris de philosophie de bazar.

 

3. Creed de Ryan Coogler (2015)

creed-3

L’hommage de Ryan Coogler à une saga qui l’a apparemment forgé dans sa cinéphilie semble sincère, et la thématique de la transmission et de la recherche d’un père symbolique fait la spécificité de cette suite/reboot dans laquelle Sylvester Stallone est à la fois érigé en sorte de grand sage et malmené comme jamais – le vieillissement et la déchéance physique du personnage sont ici poussés à l’extrême. Il n’en demeure pas moins que l’on se pose la question de la nécessité d’une telle entreprise, qui se résume finalement à faire du neuf avec du vieux.

 

4. Rocky V de John G. Avildsen (1990)

131007120340536662

Souvent cité comme étant le pire épisode de la série, Rocky V est pourtant l’un des plus tendres, celui qui commence le troisième cycle de la série, sur la retraite du champion et le retour à une vie normale. S’il n’échappe pas au ridicule, notamment dans des scènes familiales cédant à la facilité, le second Rocky réalisé par Avildsen n’est pas non plus le nanar qu’il a la réputation d’être.

 

5. Rocky II de Sylvester Stallone (1979)

rocky-2

Dans la vision chronologique des épisodes, Rocky II prend des allures de douche froide tant la baisse de qualité entre le premier et le second volet est manifeste. Sylvester Stallone fait de son personnage un débile léger – ce qu’il n’était absolument pas dans l’original – et rejoue la partition du « un » en lui apportant un « happy end » plus manifeste. Une grosse déception !

 

6. Rocky IV de Sylvester Stallone (1985)

rocky-cover

Recréant la guerre froide sur le ring, Stallone ne recule devant rien dans cet épisode patriotique et revanchard. On en est d’autant plus estomaqué à la fin lorsqu’il y va de son petit monologue pacifiste après un combat dantesque où les USA triomphants auront remis à sa place l’ambitieuse URSS.

 

7. Rocky III de Sylvester Stallone (1982)

rocky-3-das-auge-des-tigers2-1226723

Indéniablement l’épisode le plus faible, et pourtant l’un des plus emblématique de la série, porté par le tube Eye of the Tiger et réservant à Rocky un adversaire « digne de ce nom », le très mauvais Mr T. Rocky III marque le tournant de la série dans le film d’action décérébré – ligne continuée par Rocky IV – au scénario basique et au montage très marqué « années 80 ».