Critique et analyse cinématographique

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Top 5 Jake Gyllenhaal

À l’occasion de la sortie en salles de Life, film d’horreur science-fictionnel dans l’ombre d’Alien et sans grand intérêt, petit retour sur la carrière de l’un des acteurs du film, Jake Gyllenhaal, à travers cinq films et cinq rôles. Top 5 subjectif…

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1/ Zodiac de David Fincher

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Le meilleur film de Gyllenhaal est également le meilleur de son réalisateur, David Fincher. Une fresque ample sur la traque du serial killer du même nom, à la fin des années 60.

 

2/ Donnie Darko de Richard Kelly

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Le film qui a révélé Gyllenhaal reste une œuvre culte pour ceux qui l’ont découverte à sa sortie. L’image de l’acteur restera d’ailleurs intimement liée à ce personnage pour ceux-là même, qui auront dès lors un penchant pour ses personnages les plus « borderline » – ceux de Nightcrawler, de End of Watch ou de Demolition.

 

3/ Nightcrawler de Dan Gilroy

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Polar très noir dans un LA nocturne, et le personnage le plus fou – dans tous les sens du terme – composé par l’acteur.

 

4/ Le Jour d’après de Roland Emmerich

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Considéré comme le grand film « sérieux » – car écolo-conscient – de Roland Emmerich, Le Jour d’après reprend pourtant la structure de films catastrophes « mainstream » et les grandes lubies du réalisateur d’Independence Day. La performance de Gyllenhaal n’est pas franchement ce qu’il y a de plus marquant dans ce film, mais celui-ci se suffit à lui-même, en tant que divertissement plus qu’honnête.

 

5/ Brokeback Mountain d’Ang Lee

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Un film important et attachant, dont la structure très étrange, usant de l’ellipse à outrance, a tout de même de quoi décontenancer.

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BIFFF 2017 – Tops et flops

Le 35ème BIFFF s’est clôturé hier, après plus d’une centaine de projections. Sur cette quantité de films, il nous a été donné d’en voir une trentaine. Petit retour, donc, sur ce qui a été vu, le pire et le meilleur.

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Top 5 :

1/ Safe Neighborhood de Chris Peckover

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2/ The Limehouse Golem de Juan Carlos Medina

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3/ Vanishing Time : A Boy Who Returned d’Um Tae-hwa

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4/ Tarde para la ira de Raúl Arévalo

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5/ Tunnel de Kim Seong-hun

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Flop 3 :

1/ Secuestro (Boy Missing) de Mar Targarona

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2/ Eat Local de Jason Flemyng

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3/ Bloodlands de Steven Kastrissios

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Le BIFFF s’est tenu du 4 au 16 avril au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Plus d’infos sur le site du BIFFF


Le meilleur et le pire de 2016

Petit retour traditionnel et obligé sur l’année écoulée, sous forme de deux listes mettant en évidence ce qui était grand et ce qui ne l’était pas.

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Top 10 (ou 11)

(Difficile de départager les trois premiers et les trois derniers de ce top, d’où les égalités et le petit débordement d’un top 10 à un top 11.)

1/ Ma loute – Bruno Dumont

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=/ Paterson – Jim Jarmusch

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=/ Un jour avec, un jour sans – Hong Sang-soo

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4/ Midnight Special – Jeff Nichols

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5/ The Neon Demon – Nicolas Winding Refn

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6/ Elle – Paul Verhoeven

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7/ Rester Vertical – Alain Guiraudie

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8/ Les Huit salopards – Quentin Tarantino

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9/ Aquarius – Kleber Mendonça Filho

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=/ Brooklyn Village – Ira Sachs

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=/ Ce sentiment de l’été – Mikhaël Hers

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Nanars 2016 (grand cru)

(On retrouve plus de navets d’auteurs que de cornichoneries grand public dans cette liste non-exhaustive. Honneur aux films et aux « cinéastes » dont les ambitions démesurées ne s’accordent jamais avec l’étroitesse de leurs visions.)

1/ Divines – Houda Benyamina

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2/ Éternité – Tran Anh Hung

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3/ Collateral Beauty – David Frankel

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4/ La Pazza Gioia – Paolo Virzì

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5/ I, Daniel Blake – Ken Loach

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6/ Parasol – Valéry Rosier

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7/ L’Économie du couple – Joachim Lafosse

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8/ Le Disciple – Kirill Serebrennikov

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9/ Ils sont partout – Yvan Attal

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10/ Belgica – Felix Van Groeningen

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11/ The Danish Girl – Tom Hooper

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12/ Le Confessioni – Roberto Andò

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Top 10 Palmes d’or

Alors que le 69ème Festival de Cannes est dans sa dernière ligne droite et que l’on attend le palmarès ce dimanche, nous n’avons pas résisté au sempiternel top 10 des meilleures Palmes d’Or. Ce classement est bien entendu subjectif et ne prétend pas à l’exhaustivité.

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1. Elephant de Gus Van Sant

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2. La Chambre du fils de Nanni Moretti

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3. Le Goût de la cerise d’Abbas Kiarostami

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4. Oncle Boonmee d’Apichatpong Weerasethakul

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5. The Tree of Life de Terrence Malick

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6. Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy

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7. La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche

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8. Pulp Fiction de Quentin Tarantino

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9. Blow Up de Michelangelo Antonioni

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10. Sailor et Lula de David Lynch

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BIFFF 2016 – Tops et flops

Difficile de faire un top et flop objectifs sur la globalité de la programmation du BIFFF. Ici, 30 films ont été vus sur une petite centaine. Il s’agit donc de mettre en avant les dix films dignes d’intérêt sur cette petite sélection, ainsi que les cinq à éviter absolument. Petit panaché de la diversité de ce BIFFF 2016, donc. Il y a effectivement un monde entre le surprenant Tag de Sion Sono et l’infâme Enragés, ersatz français de thrillers américains.

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Top 10

1. Tag de Sion Sono

2. Yoga Hosers de Kevin Smith

3. The Survivalist de Stephen Fingleton

4. Into the Forest de Patricia Rozema

5. Seoul Station de Yeon Sang-ho

6. Green Room de Jeremy Saulnier

7. Howl de Paul Hyett

8. Yakuza Apocalypse de Takashi Miike

9. The Corpse of Anna Fritz de Hèctor Hernández Vicens

10. The Phone de Kim Bong-joo

 

Flop 5

1. Enragés d’Éric Hannezo

2. The Call Up de Charles Barker

3. Ghost Theater de Hideo Nakata

4. The Tattooist de Seo Lee

5. Backtrack de Michael Petroni

 

Plus d’infos sur le site du BIFFF


Top 7 Rocky

À l’occasion de la sortie de Creed, suite et « reboot » de la saga Rocky, un petit retour sur la franchise s’imposait, avec un top 7 de films très inégaux, où le pire côtoie le meilleur.

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1. Rocky de John G. Avildsen (1976)

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Le premier Rocky est incontestablement le meilleur et doit presque être vu indépendamment de la série qui le suit. Si la saga a pris l’aspect d’une épopée sportive morale, avec sa propre mythologie et ses spécificités, le Rocky original est un film humain et social, qui aborde la question du rêve américain avec un recul et une dimension critique totalement absente des films suivants. Le combat de boxe en forme d’apothéose et le final constituent l’un des morceaux de bravoure les plus marquants et émouvants du cinéma américain des années 70.

 

2. Rocky Balboa de Sylvester Stallone (2006)

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Dans cet épisode crépusculaire, originellement prévu pour être le dernier de la série, Stallone porte un regard attendri sur le personnage et amène une touche mélancolique bienvenue. Dommage que le film soit alourdi par quelques monologues moralisateurs et pétris de philosophie de bazar.

 

3. Creed de Ryan Coogler (2015)

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L’hommage de Ryan Coogler à une saga qui l’a apparemment forgé dans sa cinéphilie semble sincère, et la thématique de la transmission et de la recherche d’un père symbolique fait la spécificité de cette suite/reboot dans laquelle Sylvester Stallone est à la fois érigé en sorte de grand sage et malmené comme jamais – le vieillissement et la déchéance physique du personnage sont ici poussés à l’extrême. Il n’en demeure pas moins que l’on se pose la question de la nécessité d’une telle entreprise, qui se résume finalement à faire du neuf avec du vieux.

 

4. Rocky V de John G. Avildsen (1990)

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Souvent cité comme étant le pire épisode de la série, Rocky V est pourtant l’un des plus tendres, celui qui commence le troisième cycle de la série, sur la retraite du champion et le retour à une vie normale. S’il n’échappe pas au ridicule, notamment dans des scènes familiales cédant à la facilité, le second Rocky réalisé par Avildsen n’est pas non plus le nanar qu’il a la réputation d’être.

 

5. Rocky II de Sylvester Stallone (1979)

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Dans la vision chronologique des épisodes, Rocky II prend des allures de douche froide tant la baisse de qualité entre le premier et le second volet est manifeste. Sylvester Stallone fait de son personnage un débile léger – ce qu’il n’était absolument pas dans l’original – et rejoue la partition du « un » en lui apportant un « happy end » plus manifeste. Une grosse déception !

 

6. Rocky IV de Sylvester Stallone (1985)

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Recréant la guerre froide sur le ring, Stallone ne recule devant rien dans cet épisode patriotique et revanchard. On en est d’autant plus estomaqué à la fin lorsqu’il y va de son petit monologue pacifiste après un combat dantesque où les USA triomphants auront remis à sa place l’ambitieuse URSS.

 

7. Rocky III de Sylvester Stallone (1982)

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Indéniablement l’épisode le plus faible, et pourtant l’un des plus emblématique de la série, porté par le tube Eye of the Tiger et réservant à Rocky un adversaire « digne de ce nom », le très mauvais Mr T. Rocky III marque le tournant de la série dans le film d’action décérébré – ligne continuée par Rocky IV – au scénario basique et au montage très marqué « années 80 ».


Tops et flops de 2014

À l’aube de cette nouvelle année 2015, il est grand temps de dresser un tableau de ce que fut 2014 au cinéma, avec les grands films de l’année, les bonnes surprises, les déceptions et les navets.

 

Top 20

1/ Under the Skin de Jonathan Glazer

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2/ Bird People de Pascale Ferran

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3/ P’tit Quinquin de Bruno Dumont

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4/ Maps to the Stars de David Cronenberg

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5/ Le Vent se lève de Hayao Miyazaki

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6/ Boyhood de Richard Linklater

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7/ Sils Maria d’Olivier Assayas

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8/ Adieu au langage de Jean-Luc Godard

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9/ Sunhi de Hong Sang-soo

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10/ Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese

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11/Edge of Tomorrow de Doug Liman

12/ Mommy de Xavier Dolan

13/ Saint-Laurent de Bertrand Bonnello

14/ White God de Kornel Mndruczó

15/ Métabolisme (ou Quand le soir tombe sur Bucarest) de Corneliu Porumboiu

16/ Noah de Darren Arononofsky

17/ Mange tes morts de Jean-Charles Hue

18/ Tom à la ferme de Xavier Dolan

19/ Le Conte de la princesse Kaguya d’Isao Takahata

20/ The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson

 

Auteurs et promesses

Au delà de cette liste déjà très vaste, on peut encore citer beaucoup de films intéressants et d’auteurs qui ont continué de creuser leur sillon : Quentin Dupieux avec son bête et méchant Wrong Cops, le beau film chinois Black Coal, la Palme d’or maîtrisée Winter Sleep, les Métamorphoses de Christophe Honoré ou encore le dernier film d’Alain Resnais (Aimer, boire et chanter). On a également assisté à la confirmation de Guillaume Brac avec son premier long métrage Tonnerre (après le moyen métrage Un monde sans femmes), de David Michôd avec le fragile The Rover, ainsi qu’à la révélation de Thomas Cailley avec Les Combattants.

 

Blockbusters et divertissements

Dans la catégorie des blockbusters hollywoodiens (outre Edge of Tomorrow et Noah), les bonnes surprises sont à chercher du côté des franchises – et de Marvel -, avec le troisième Hunger Games, le deuxième Amazing Spider-man et le deuxième Captain America. On peut aussi pointer le Maléfique de Disney pour sa révision des valeurs de la marque. Du côté de la comédie, les grands délires américains furent sans conteste 22 Jump Street et Dumb and Dumber To. En comédie française, la seule vraie bonne surprise de l’année reste Situation amoureuse : c’est compliqué de Manu Payet – loin des ignobles Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu? ou Supercondriaque.

 

Surestimations et déceptions

Parmi les auteurs les plus surestimés par la critique, certains ont encore frappé en 2014, à l’instar de Steve McQueen (12 Years a Slave), Alexander Payne (Nebraska), David Fincher (Gone Girl), François Ozon (Une nouvelle amie) ou encore Christopher Nolan (Interstellar). Même des cinéastes généralement aimés ont déçu cette année, comme les frères Dardenne (Deux jours, une nuit), Lucas Belvaux (Pas son genre), Spike Jonze (Her) ou Gregg Araki (White Bird in a Blizzard). Enfin le Festival de Cannes, comme chaque année, a autant été contributeur en matière de boursouflures que de vrais grands films. D’où ces films unanimement soutenus par la critique, mais néanmoins décevants : Le Procès de Viviane Amsalem, Pride, Alléluia, Timbuktu et l’infâme Party Girl.

 

Flop 10

Lucy de Luc Besson

Respire de Mélanie Laurent

Philomena de Stephen Frears

Les Rayures du zèbre de Benoît Mariage

Grace de Monaco d’Olivier Dahan

Party Girl de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis

Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? de Philippe de Chauveron

The Reunion d’Anna Odell

SMS de Gabriel Julien-Laferrière

The Loft d’Erik Van Looy

 

Autres navets notables

Le cinéma français s’est comme d’habitude distingué dans l’exercice puisque, en plus des titres déjà cités ci-dessus, on peut encore recenser Mea Culpa, Les Trois frères – le retour, La Liste de mes envies ou Tu veux ou tu veux pas. Le cinéma belge a lui aussi fourni quelques perles comme Les Âmes de papier, Le Goût des myrtilles, Tokyo Anyway et Waste Land. Dans la catégorie des films d’auteurs ratés se retrouvent The Double de Richard Ayoade, The Salvation de Kristian Levring et Captives d’Atom Egoyan.

 

Thibaut Grégoire