Critique et analyse cinématographique

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BIFFF 2017 – Tops et flops

Le 35ème BIFFF s’est clôturé hier, après plus d’une centaine de projections. Sur cette quantité de films, il nous a été donné d’en voir une trentaine. Petit retour, donc, sur ce qui a été vu, le pire et le meilleur.

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Top 5 :

1/ Safe Neighborhood de Chris Peckover

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2/ The Limehouse Golem de Juan Carlos Medina

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3/ Vanishing Time : A Boy Who Returned d’Um Tae-hwa

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4/ Tarde para la ira de Raúl Arévalo

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5/ Tunnel de Kim Seong-hun

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Flop 3 :

1/ Secuestro (Boy Missing) de Mar Targarona

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2/ Eat Local de Jason Flemyng

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3/ Bloodlands de Steven Kastrissios

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Le BIFFF s’est tenu du 4 au 16 avril au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Plus d’infos sur le site du BIFFF


BIFFF 2017 – Palmarès

La 35ème édition du BIFFF s’est clôturée dimanche 16 avril par la remise des prix et la projection de The Bar d’Alex de la Iglesia. Le film Safe Neighborhood de Chris Peckover a obtenu la récompense suprême, le Corbeau d’Or, un prix amplement mérité.

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Prix de la critique : Tunnel de Kim Seong-hun

(Jury : David Hainaut, Marc Bussens et Olivier Clinckart)

 

Compétition 7ème Parallèle

(Jury : Lucile Poulain, Bénédicte Philippon, Xavier Seron et Aaron Christensen)

Prix du 7ème Parallèle : Swiss Army Man de Daniel Kwan et Daniel Scheinert

Mention spéciale : Saving Sally d’Avid Liongoren

 

Compétition Thriller

(Jury : Kody Kim, Jacques de Pierpont et Patrick Reynal)

Prix du Meilleur Thriller : At the End of the Tunnel de Rodrigo Grande

Mention spéciale : Free Fire de Ben Wheatley

 

Compétition européenne

(Jury : Khadija Leclère, Anne-Laure Guégan, Martin Vachiéry, Riton Liebman, Jean-Jacques Rausin et Sylvain Goldberg)

Méliès d’Argent : Small Town Killers d’Ole Bornebal

Mention spéciale : Orbiter 9 de Hatem Khraiche

 

Compétition internationale :

(Jury : Christina Lindberg, Mar Targarona, Macarena Gomez, Axelle Carolyn et Euzhan Palcy)

Corbeau d’Or : Safe Neighborhood de Chris Peckover

Corbeau d’Argent : The Mermaid de Stephen Chow et We Go On de Jesse Holland et Andy Mitton

Mention spéciale : Vanishing Time : A Boy Who Returned d’Um Tae-hwa

 

Prix du public : The Autopsy of Jane Doe d’André Øvredal

 

Le BIFFF se tient du 4 au 16 avril au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

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BIFFF 2017 – 2 avis sur « Órbita 9 » de Hatem Khraiche

Pour cette édition, le BIFFF avait beaucoup misé sur la science-fiction, et le cinéma de genre espagnol répondait évidemment présent en masse, comme chaque année. Situé au confluent de ces deux tendances, Órbita 9 ne pouvait que figurer dans la programmation du festival.

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Thibaut Grégoire :

Dans l’impressionnante délégation de films espagnols de consommation courante qui sont présentés cette année au BIFFF, Órbita 9 est le représentant science-fictionnel. Le film commence comme un Gravity ou un Passengers à petit budget et petite surface, avant de basculer suite à un twist censément bouleversant dans un film d’anticipation plus terre-à-terre. Et c’est le principal défaut du film : au lieu de l’ouvrir, de lui offrir des horizons plus larges, ce retournement de situation mal négocié l’enferme dans des thèmes et des enjeux déjà vus et à la portée finalement très faible. Il ne reste au final qu’une romance maladroite dans un cadre vaguement futuriste, servie par des acteurs transparents, des dialogues atterrants et une absence flagrante de mise en scène.

 

Guillaume Richard :

Un film de SF prometteur sur papier qui sombre très vite dans la romance naïve faute d’idées et d’originalité. Est-il préférable de sauver l’humanité entière ou un des dix cobayes humains (en l’occurrence, une jeune femme fort séduisante) qui prépare l’avenir de notre espèce ? Le dilemme moral aurait pu être posé autrement. Il perd ici toute sa force, et impossible, dans ce contexte, d’avoir de l’empathie pour un personnage aussi bêtement égoïste (et au demeurant incarné par un acteur transparent, ce qui n’aide pas).

 

Le BIFFF se tient du 4 au 16 avril au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

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BIFFF 2017 – Jours 7 et 8

Des espagnols dans l’espace (ou pas), un coréen dans un tunnel, des soldats dans les bois et du Cronenberg light ont animé les séances de ce début de deuxième semaine au BIFFF.

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Lundi 10 avril

 

Orbiter 9 de Hatem Khraiche

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Dans l’impressionnante délégation de films espagnols de consommation courante qui sont présentés cette année au BIFFF, Orbiter 9 est le représentant science-fictionnel. Le film commence comme un Gravity ou un Passengers à petit budget et petite surface, avant de basculer suite à un twist censément bouleversant dans un film d’anticipation plus terre-à-terre. Et c’est le principal défaut du film : au lieu de l’ouvrir, de lui offrir des horizons plus larges, ce retournement de situation mal négocié l’enferme dans des thèmes et des enjeux déjà vus et à la portée finalement très faible. Il ne reste au final qu’une romance maladroite dans un cadre vaguement futuriste, servie par des acteurs transparents, des dialogues atterrants et une absence flagrante de mise en scène.

Voir les 2 avis

 

Tunnel de Kim Seong-hun

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Difficile de reconnaître la patte du réalisateur de Hard Day dans ce film catastrophe assez « mainstream », malgré les tentatives d’humour noir, de critique sociale et une dimension chorale plutôt bien rendue. Le personnage principal, bloqué sous un tunnel écroulé et attendant plus d’un mois qu’on vienne le secourir, est décrit de manière assez complexe pour que l’on s’intéresse à lui et à son sort jusqu’à la fin, mais le film est aussi plombé par une tendance tenace au poujadisme, entamant avec un peu trop de facilité le vieux refrain du « tous pourris » ou encore assimilant la presse à un tas de crétins. S’il s’agissait d’une satire assumée, cela passerait sans problème, mais l’aspect critique du film n’est pas assez développé pour que l’on puisse lui donner du crédit au-delà d’une certaine forme de café du commerce.

 

Mardi 11 avril

 

Kill Command de Steven Gomez

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Mix maladroit entre un « survival » dans les bois et un jeu vidéo de tir, Kill Command fait s’affronter une équipe de militaires et des robots tireurs ultra-perfectionnés, conçus pour les remplacer. Le design des robots et les effets spéciaux, en règle générale, sont plutôt réussis. C’est correctement joué et d’un rendu globalement professionnel… mais c’est répétitif en diable et d’un ennui profond.

 

Replace de Norbert Keil

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Curieux film que ce Replace, qui semble partagé entre deux volontés : celle de s’ancrer dans un cinéma « arty » à prétention esthétisante mais qui semble plus se baser sur des canons publicitaires ou clipesques que cinématographique, et celle de proposer un film de genre référencé avec une part de grand-guignolesque assumée. Dans les faits, le film est d’ailleurs clairement coupé en deux, le côté « arty » insupportable investissant nettement plus la première partie que la seconde, laquelle laisse plus de place au raté, à l’imperfection. Ce film sur la chair en putréfaction et le vieillissement accéléré voudrait bien faire penser à Cronenberg, mais n’y parvient que par ses thèmes, jamais par sa mise en scène ou sa photographie qui pousse à l’extrême la saturation des sources de lumières et les effets de voiles. Dans ce cas, trop de stylisation tue le style.

Voir le pour/contre

 

Le BIFFF se tient du 4 au 16 avril au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

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BIFFF 2017 – Jours 5 et 6

Week-end au rythme de croisière pour le BIFFF, avec des fantômes iraniens, un croquemitaine irlandais, des aliens russes ou encore un John Wayne français….

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Samedi 8 avril

 

Under the Shadow de Babak Anvari

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Ce film iranien a apparemment fait sensation à Sundance et est désigné par quelques amateurs de genre comme « le meilleur film d’horreur » de l’année. En dehors de cette hallucination collective incompréhensible, on peut éventuellement dire qu’il s’agit d’un mix improbable entre le début de Poltergeist – avant que ça devienne bien – et le cinéma d’Asghar Farhadi. Si le film avait été américain ou bulgare, personne n’en aurait parlé, mais le politiquement correct à la vie dure.

 

Nails de Dennis Bartok

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Un film de croquemitaine vraisemblablement à très petit budget – les couloirs de l’hôpital où se déroule l’action ressemblent à ceux d’un taudis de Tchernobyl –, Nails rempli plus ou moins son contrat réglementaire, à savoir un monstre très laid et très flippant, des « jumps scares » à n’en plus pouvoir et une héroïne qui crie très bien. À part ça, pas grand-chose à se mettre sous les ongles, mais ce n’est déjà pas si mal….

 

Attraction de Fedor Bondarchuck

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Se voulant le pendant russe d’Independance Day et de sa suite, Attraction parvient à rivaliser avec son modèle américain sur le plan des effets spéciaux, effectivement irréprochables, mais échoue à y apporter une dimension de folie, à ouvrir ses horizons et à sortir du récit étriqué de petits conflits entre personnages peu intéressants. Le début était pourtant visuellement prometteur et ébauchait une piste de « teen movie » pas désagréable, malheureusement développée plus tard en sous-ersatz de Twilight, à la sauce extra-terrestre.

 

Dimanche 9 avril

 

Safe Neighborhood de Chris Peckover

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Se présentant dans un premier temps comme un « home invasion » classique, Safe Neighborhood joue en réalité avec ces attentes-là, avec l’état blasé des spectateurs face à ce sous-genre, pour justement jouer un tour pendable à son public. Car il s’agit, en réalité, de tout sauf d’un « home invasion ». Du « pitch » initial – un jeune garçon et sa tout aussi jeune baby-sitter aux prises avec un intrus cherchant à pénétrer leur maison, un soir d’absence parentale – le film ne fait qu’une bouchée pour le digérer complètement et partir dans une toute autre direction, sitôt qu’un retournement de situation franchement imprévisible vient rebattre les cartes tant sur le plan du scénario que du genre, et même de la mise en scène.

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Le Serpent aux mille coupures d’Éric Valette

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Éric Valette veut faire du cinéma de genre en France et le fait certainement avec beaucoup de sincérité mais se cogne à un mur factuel, celui de ne pas pouvoir verser une culture dans une autre, une cinématographie dans une autre. Dans Le Serpent aux mille coupures, il est difficile d’assimiler des dialogues très premier degré qui passeraient peut-être en anglais mais sont difficiles à digérer en français. De la même manière, le film se voulant une sorte de western moderne, imaginer Tomer Sisley en John Wayne ou encore Pascal Greggory en shérif intègre est une gageure trop importante pour le spectateur démuni devant ce qui ressemble au final plus à un téléfilm France 3 qu’à un hommage à John Ford.

 

Le BIFFF se tient du 4 au 16 avril au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

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« Power Rangers » de Dean Israelite : La revanche des outcasts

Objet kitsch et chargé rétroactivement d’une mélancolie liée à l’enfance des trentenaires qui ont autrefois suivi de près ou de loin la série et ses deux adaptations cinématographiques, Power Rangers fait partie de ces madeleines de Proust improbables et honteuses, dont on savait qu’un revival était à la fois inévitable et pourtant presque surréaliste. Il faut dire que, si la ringardise intrinsèque de la série était déjà plus ou moins assumée à l’époque, elle a depuis été complètement intégrée par l’inconscient collectif, à tel point que l’on éprouve un certain mal (a priori) à prendre au sérieux une nouvelle adaptation.

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Frappés du jour au lendemain d’une force surhumaine et de capacités surnaturelles, cinq adolescents sont recrutés par Zordon, un mentor extra-terrestre et virtuel, pour former la nouvelle équipe de Power Rangers, sortes de justiciers en armure luttant pour le bien. Leur première mission sera de contrecarrer les plans de Rita Repulsa, ancienne ranger renégate jadis vaincue par Zordon et bien décidée à prendre sa revanche.

Au-delà de cette trame minimaliste classique de blockbuster adolescent tel qu’on a tendance à le concevoir de manière automatique et bornée, ce qui séduit dans ce Power Rangers est cette manière de retarder sans cesse le climax et l’affrontement. Le film pourrait être un défilé ininterrompu de morceaux de bravoures, de scènes d’action spectaculaires et gonflées aux effets numériques, mais il n’a de cesse de remettre à plus tard ce moment fatidique où l’esthétique du film et sa dynamique rejoindront celles de grands spectacles son et lumière à la limite de l’abstraction (façon Transformers).

Les deux premiers tiers du film ont l’allure d’un teen-movie presque intimiste, au rythme assez lent et concentrant son intrigue sur les relations qui se tissent entre ces cinq « outcasts », tous mis à l’écart d’une manière ou d’une autre et qu’un événement « extra-ordinaire » conduit à devoir renforcer les liens entre eux. Car le film se présente totalement comme une espèce de revanche des faibles, prenant la naissance de cette nouvelle équipe de rangers comme une opportunité donnée à des adolescents marginaux de créer quelque chose de neuf et de puissant en dehors de la norme que leur impose l’école, la famille et la société. Cette idée de la mise en place d’une collaboration, de ce travail d’apprivoisement entre les cinq membres de l’équipe pour arriver à un résultat qui leur donnera un statut « hors-norme », est l’une des plus belles du film. En cela, Power Rangers est peut-être plus proche du Breakfast Club de John Hughes que du Chronicle de Josh Trank – auquel le film fait penser de prime abord, par des similitudes scénaristiques et esthétiques un peu trop flagrantes.

Il se trouve que, comme Chronicle, Power Rangers est un peu le matériau de base idéal pour un teen-movie, tant le parallèle à tisser entre la mutation au sens paranormale que subissent les héros et celle qu’éprouvent les adolescents sur le plan physique et hormonal apparaît comme une évidence. Le réalisateur et les scénaristes ont bien compris cette dimension essentielle à intégrer dans le sous-texte de leur film. Et les sous-entendus sexuels – s’ils sont bien présents dans les dialogues ou dans les expériences purement physiques qu’éprouvent les héros quand ils apprennent à maîtriser leurs pouvoirs – investissent jusqu’à la construction dramaturgique du film, en forme de longue montée en puissance vers un point ultime, une grosse demi-heure de déferlement kitsch totalement débridé, dans laquelle la notion de climax atteint sa signification la plus brute : celle d’une jouissance pure et simple, définitivement séparée de toute forme de vraisemblance ou de rationalisation.

Thibaut Grégoire

 

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Sorties Cinéma – 07/12/2016

Retour du journal des sorties avec une bonne semaine. Au programme : un des meilleurs Jarmusch doublé d’un des meilleurs films de l’année, le premier bon film de Denis Villeneuve et une suite plutôt réussie.

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Paterson de Jim Jarmusch

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À la présentation du film à Cannes, on a pu lire çà et là que Paterson était un film sur une vie normale, voire sur le bonheur. Il est heureusement bien plus que ça : éventuellement un film sur une vie extraordinaire engoncée dans la normalité, ou un film sur un bonheur de surface, empreint d’incertitude et de mélancolie.

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Premier contact de Denis Villeneuve

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Si l’on est toujours circonspect dans l’attente d’un film de Denis Villeneuve – surtout après un film comme Sicario – force est de constater que ce Premier contact se démarque du reste de son cinéma et s’avère assez passionnant à regarder. Si l’idée de baser un film de science-fiction sur le simple enjeu de comprendre ce que les aliens ont à communiquer aux humains est très forte en soi, et si le film est visuellement impressionnant, on ne peut tout de même que déplorer qu’il verse in fine dans un sentimentalisme manipulatoire, aidé par une structure et une emphase qui rappellent le Christopher Nolan d’Inception – le mois intéressant.

 

Papa ou maman 2 de Martin Bourboulon

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On prend plaisir à retrouver ces personnages et ces acteurs là où on les avait laissés, et de voir comment le concept assez malin du premier opus peut être renouvelé. Si, sur ce point, le film est moins fort que son prédécesseur – la prémisse scénaristique est plus laborieuse que dans le premier, qui misait vraiment sur son « pitch » –, l’humour politiquement incorrect et le dynamisme de l’ensemble demeurent intacts.

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Three Generations de Gaby Dellal

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Film « qualité Sundance », Three Generations (About Ray, titre original) semble tout content d’avoir réuni un casting de femmes trois étoiles (Fanning, Watts, Sarandon) et propose une variation sur le thème de la famille dysfonctionnelle. Les trois actrices – ici, respectivement, la fille transgenre, la mère dépassée, la grand-mère lesbienne – font le boulot et constitue le principal attrait d’un film qui semble constamment jouer en terrain connu, celui déjà balisé par The Kids Are Allright, Little Miss Sunshine et bien d’autres. Le passage du film au drame est par ailleurs parcouru d’une tendance au sentimentalisme qui déforce quelque peu son propos.

 

Demain tout commence de Hugo Gélin

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Mélo tire-larme aux couleurs criardes et à l’esthétique téléfilmique, qui mise sur la manipulation de ses spectateurs en leur servant des retournements de situations et des révélations dignes d’une sitcom.