Critique et analyse cinématographique

Articles tagués “japonais

« Après la tempête » de Hirokazu Kore-eda : Au plus près de l’humain

Écrivain raté, Ryota gagne sa vie comme détective privé et gaspille son argent en pariant aux courses, ce qui ne lui laisse pas grand-chose pour payer à temps la pension alimentaire de son fils Shingo, 11 ans. Tandis qu’il espionne sa femme, en couple avec un autre homme, et que les relations avec celle-ci ne sont pas au beau fixe, la mère de Ryota fait tout pour les rapprocher à nouveau. Alors qu’ils sont tous réunis par hasard chez cette dernière, une tempête les contraint à passer la nuit sous le même toit.

after-the-storm-umi-yorimo-mada-fukaku-kore-eda-hirokazu-3

Sélectionné dans la sélection Un Certain Regard à Cannes en mai dernier, Après la tempête se situe dans la continuité de la filmographie de ce cinéaste habitué du festival. De film en film, Kore-eda perpétue une tradition du cinéma de la famille japonaise, dans une lignée proche de celle d’Ozu, mais en alternant les points de vue, d’un film à l’autre, tout en cultivant une manière particulière de raconter les histoires, proche des personnages et de l’humain.

Tout comme Tel père, tel fils abordait la question de l’identité familiale et des liens du sang, presque exclusivement par le biais du point de vue d’un adulte, Après la tempête se focalise également sur le ressenti du père quant à l’éclatement de sa famille et sa relation avec son fils et son ex-femme – par ailleurs, le cinéaste a par le passé consacré des films au point de vue des enfants (Nobody Knows, I Wish).

La force des films de Kore-eda repose principalement sur ce regard particulier, à la fois prudent et attentionné, qu’il pose sur ses personnages et ses sujets – ou « son » grand sujet. Au fil de son œuvre, chaque nouveau film apparaît de plus en plus comme une pierre ajoutée à l’édifice de son propos et de son style narratif et visuel. Mais comme pour tous les grands auteurs qui ont donné à leur cinéma une forme, un rythme et un ensemble thématique identifiables (Hong Sang-soo, Rohmer,…), l’importance de chaque film varie en fonction de celui qui le reçoit, selon son ressenti, son vécu, sa sensibilité.

Pour l’auteur de ces lignes, Après la tempête est un des films les plus importants de Kore-eda, peut-être celui qui parvient le mieux à saisir des sentiments humains en mêlant un mélodrame familial en mode mineur, des accents légers de comédie de mœurs, et une construction reposant sur une apothéose dramaturgique qui déjoue les attentes en privilégiant les relations entre ses personnages à une résolution scénaristique en bonne et due forme. Mais encore une fois, le ressenti du spectateur joue un grand rôle dans le cinéma de Kore-eda, et le film aura une résonance différente selon celui qui le regarde.

Thibaut Grégoire

 

Retrouvez cette critique sur Le Suricate Magazine


FILM FEST GENT 2016 – « Le Secret de la chambre noire » de Kiyoshi Kurosawa

Premier film en France et en français pour le japonais Kiyoshi Kurosawa. Ce qui frappe une nouvelle fois dans cette incursion du cinéma d’un auteur accompli dans un environnement qui ne lui est pas familier, c’est la manière dont le casting et le passif du cinéma français peuvent être transcendés par un regard extérieur. Malheureusement, cette règle ne vaut pas pour tous les acteurs du film….

daguerrotype-le-secret-de-la-chambre-noire-2

Avec ce scénario original, belle histoire de fantômes dont il a le secret, Kurosawa réussit un film totalement schizophrène sur la schizophrénie, dont la scission est le maître-mot. Scission du film en deux parties : une première partie assez réaliste mais baignée d’étrangeté sur un photographe reclus qui essaie de recréer des daguerréotypes dans les conditions de l’époque, son jeune apprenti juste débarqué qui découvre son environnement en même temps que le spectateur du film, et sa fille Marie, modèle presque contraint des photos, qui essaie tant bien que mal de gagner sa liberté ; puis une seconde partie amorcée par un événement traumatique qui fait basculer le film dans le polar. Scission de cette deuxième partie en deux pôles contradictoires qui ne cessent de se mêler : une dimension de polar familial – plus « simenonien » qu’hitchcockien –, et une dimension fantastique déjà annoncée par les ambiances de la première partie. Scission enfin entre les acteurs du trio de tête : d’un côté Constance Rousseau et Olivier Gourmet, l’une dans une pure présence à la fois évanescente et charismatique, l’autre redécouvert à travers la caméra d’un cinéaste étranger, qui lui donne une puissance d’acteur massif et inquiétant, en dehors de tout artifice et de tout déguisement ; de l’autre côté, le plus mauvais acteur du monde, Tahar Rahim, phénoménale erreur de casting qui n’a aucun moyen de jouer de manière crédible le trouble et la schizophrénie. La dernière partie manque de virer dans le délire hystérique, uniquement à cause de Rahim et de son jeu démesuré. Le Secret de la chambre noire courait dès lors le risque de sombrer dans le ridicule, par la faute de ce surjeu affecté, mais il se révèle au contraire être un des rares exemples de grands films qui résistent à la médiocrité de leur acteur principal.

Thibaut Grégoire

 

Le Festival de Gand se déroule du 11 au 21 octobre 2016

Plus d’infos sur le site du festival


Sorties Cinéma – 10/02/2016

Les comédies débarquent en force cette semaine, sous différentes formes : l’absurde jusqu’au-boutiste d’Eric et Ramzy, le cynisme grinçant d’un super-héros pas comme les autres et la rom-com débridée dans l’esprit de Sex and the City.

latourdeuxcontrole10-1450438532

 

La Tour 2 contrôle infernale d’Eric Judor

latourdeuxcontrole9-1450438454

Seize ans après La Tour Montparnasse infernale et après avoir mené leurs carrières séparément, Eric et Ramzy reviennent à leurs premiers amours mais avec un humour qui a évolué et un Eric Judor qui a pris ses marques comme réalisateur avec la série Platane. Cette « préquelle » est effectivement assez différente de l’original, moins aimable, plus gore, plus déstructurée. Mais elle témoigne surtout d’une réelle envie d’explorer de nouveaux horizons de comédie et d’aller toujours plus loin dans l’absurde. Le film en devient presque exigeant, tant il est atypique.

Note : 7/10

 

Deadpool de Tim Miller

deadpool-1451298122

Dans la galaxie Marvel, Deadpool est un peu l’outsider, le marginal mal aimé et malpoli qui ne recule devant aucune vanne foireuse ni aucun acte politiquement incorrect. (…) Le studio et l’équipe du film – emmenée par le réalisateur Tim Miller et un Ryan Reynolds très investi – ont décidé de mener le projet à bien dans tout ce qu’il a de décalé et de subversif – à l’intérieur même du microcosme Marvel, s’entend bien.

Lire la critique complète

Également sur Le Suricate Magazine

Note : 7/10

 

Célibataire, mode d’emploi de Christian Ditter

13168H2BS.DNG

(…) Il y a bien ici des concessions faites au genre de la comédie romantique, mais celles-ci sont in fine détournées pour que le film se range plutôt du côté de la « bromance » féminine que de la bluette. Célibataire, mode d’emploi est certes un produit calibré, réalisé de manière totalement impersonnelle par un gentil faiseur, mais il contribue à un renouveau bienvenu de la comédie « mainstream » américaine, alimentée par son pendant plus « indé » et politiquement incorrect.

Lire la critique complète

Également sur Le Suricate Magazine

Note : 6/10

 

Les Délices de Tokyo de Naomi Kawase

1119737_cannes-2015-an-nouveau-film-plein-de-charme-de-naomi-kawase-web-tete-02170748551

Présentés dans la sélection Un Certain Regard lors du dernier Festival de Cannes, ces Délices de Tokyo ont de quoi décontenancer quiconque est un tant soit peu familier avec le cinéma de Naomi Kawase, habituellement métaphysique et contemplatif. Non pas que l’essentiel de ses thèmes de prédilection ne se retrouve pas dans le présent film, mais plutôt que la forme soit plus lisse et consensuelle qu’à l’accoutumée.

Lire la critique complète

Également sur Le Suricate Magazine

Note : 4,5/10

 

45 Years d’Andrew Haigh

45-Years-xlarge

L’usure du couple vu sous l’angle du thriller sentimental : à la veille de son 45ème anniversaire, une femme découvre qu’elle ne connaît pas vraiment son mari et que celui-ci aurait dû faire sa vie avec une autre femme, disparue dans une tempête de neige. Il y a une certaine cruauté dans la manière avec laquelle le réalisateur épuise son héroïne à grands coups de scènes dialoguées étirées sur la longueur et de rebondissements en forme de coups de massue pour ce personnage punching-ball.

Note : 4/10


« Les Délices de Tokyo » de Naomi Kawase : Mélo pâtissier

Présentés dans la sélection Un Certain Regard lors du dernier Festival de Cannes, ces Délices de Tokyo ont de quoi décontenancer quiconque est un tant soit peu familier avec le cinéma de Naomi Kawase, habituellement métaphysique et contemplatif. Non pas que l’essentiel de ses thèmes de prédilection ne se retrouve pas dans le présent film, mais plutôt que la forme soit plus lisse et consensuelle qu’à l’accoutumée.

1119737_cannes-2015-an-nouveau-film-plein-de-charme-de-naomi-kawase-web-tete-02170748551

Vendeur de dorayakis – pâtisserie japonaise composée de deux pancakes fourrés d’une pâte de haricots rouges confits nommée « an » -, Sentaro est convaincu d’engager Tokue, une veille dame excentrique aux mains atrophiées, après avoir goûté sa délicieuse pâte « an », dont elle a le secret. À deux, Sentaro et Tokue font la renommée de leur petite échoppe de dorayakis. Mais Sentaro ne tarde pas à soupçonner Tokue de lui cacher quelque chose.

Les Délices de Tokyo prend la forme d’un mélodrame classique, avec une première partie dans le registre du « feel-good movie » culinaire et une seconde partie plus grave et empesée de pathos, centrée sur la maladie de Tokue et la pitié qu’elle suscite chez les autres personnages principaux.

Ce type de mélo finalement assez « mainstream » et typé, baigné d’une musique sentimentale et d’effets lacrymaux, ne surprend pas vraiment et sa distribution en Europe – bien que fondamentalement ancré dans la culture japonaise – non plus. Là où l’on est plus déstabilisé, c’est qu’un film tel que celui-ci soit réalisé par Naomi Kawase, dont le cinéma est généralement plus introspectif et qui a toujours abordé la question du deuil par des chemins détournés et symboliques. Point de symboles ni de détours ici, tout y étant abordé de front et sans grande subtilité, probablement en vue de toucher un public plus large.

Si AN – titre original – est globalement décevant et convenu, il subsiste malgré tout des moments de grâce, comme cette scène de cuisine étirée sur la longueur, dans laquelle Tokue apprend à Sentaro à réaliser sa recette de pâte de haricots confits. Kawase y insuffle la délicatesse et la sensualité que devrait avoir toute scène consacrée à un artiste et à son art, en l’occurrence Tokue et l’art culinaire.

Thibaut Grégoire

 

Retrouvez cette critique sur Le Suricate Magazine


« Notre petite sœur » de Hirokazu Koreeda : Famille recomposée

Régulièrement sélectionné à Cannes, le Japonais Hirokazu Koreeda est considéré par certains comme étant le digne successeur d’Ozu. Et certains de ses films, dont Notre petite sœur, vont amplement dans ce sens, comme pour signifier qu’il approuve cette lecture de son œuvre. Il faut dire que Koreeda explore tout comme son aîné les affres de la famille japonaise, parfois par le prisme des adultes et parfois par celui des enfants.

2048x1536-fit_petite-soeur-hirokazu-kore-eda

Notre petite sœur, s’il est tiré d’un manga déjà proche des thèmes du cinéaste, est en quelque sorte une version adulte de son Nobody Knows, dans lequel quatre enfants étaient livrés à eux même dans un grand appartement. Ici, ce sont quatre sœurs (trois adultes, une adolescente) qui recréent un cocon familial qu’elles n’ont jamais vraiment connu, dans une grande maison à Kamakura.

À travers le portrait de ces quatre sœurs, de leurs peines de cœurs et de leurs soirées alcoolisées, c’est le traumatisme familial initial qui est aussi exploré – le père, fraîchement décédé, a quitté la mère des trois premières sœurs pour se mettre avec celle de la dernière. Et aucune piste narrative n’est fortuite car c’est aussi par le point de vue de personnages secondaires que Koreeda exprime l’histoire de cette famille, notamment par celui de la patronne d’un petit restaurant qui en a vu passé plusieurs générations. Par cet exemple emblématique, c’est aussi une radiographie de la famille japonaise en tant qu’institution que veut faire le cinéaste.

À partir de cette base simple, Koreeda tisse un mélodrame subtil, sans grands rebondissements, fluctuant uniquement au gré des sentiments et des sensations de ses quatre beaux personnages féminins. S’il tend d’abord à conserver une certaine sobriété des affects, on peut reprocher au film de céder au sentimentalisme dans sa dernière partie. Mais ce versant du récit était probablement déjà présent dans le manga d’origine. Sans vraiment se démarquer de son œuvre et de ses autres films, Notre petite sœur s’inscrit donc pleinement dans la continuité de la filmographie de Koreeda, qui continue à faire résonner sa petite musique, parfois monotone mais néanmoins singulière.

Thibaut Grégoire

 

Retrouvez cette critique sur Le Suricate Magazine


« Vers l’autre rive » de Kiyoshi Kurosawa : La vie des morts

Depuis ses débuts il y a plus de trente ans, le cinéma de Kiyoshi Kurosawa a toujours été peuplé de fantômes. Qu’ils apparaissent matériellement ou qu’ils soient suggérés, qu’ils soient les fantômes des disparus ou ceux du passé, ils ont toujours été la substance même du travail du cinéaste. Dans Vers l’autre rive (Prix de la mise en scène dans la sélection Un Certain Regard, lors du dernier Festival de Cannes), les fantômes ont la même incarnation que les vivants. Ce sont des disparus qui reviennent, d’une manière presque naturelle, sans affèteries visuelles ou scénaristiques.

Entretien-avec-Kiyoshi-Kurosawa-realisateur-de-Vers-l-autre-rive_article_popin

Alors qu’il est mort noyé trois ans plus tôt, Yusuke réapparaît à sa femme Mizuki du jour au lendemain, comme si de rien n’était. Le doute d’une fausse mort est vite balayé puisque Yusuke explique à son épouse qu’il est bel et bien décédé ce jour là, dévoré par les crabes, et qu’il n’a pas souffert. C’est donc un esprit a priori apaisé qui convie Mizuki à le suivre sur les traces du périple qu’il a accompli depuis sa disparition. À deux, ils vont rendre visite aux personnes qui ont accueillis Yusuke dans son errance.

Dans ce faux « road movie » en épisodes à travers la campagne japonaise, les deux héros croisent vivants et morts de manière quasiment égalitaire. On s’apercevra au détour d’un plan ou d’un dialogue que tel ou tel personnage est un fantôme, mais jamais cela ne sera appuyé par un effet quelconque. Contrairement à certains des films plus clairement fantastiques de Kurosawa (Cure, Kairo) dans lesquelles les apparitions des esprits étaient justement « fantomatiques », elles sont ici totalement pures, et la notion de « fantôme » n’est d’ailleurs jamais nettement énoncée.

Car Vers l’autre rive s’apparenterait plutôt à la catégorie du mélodrame, dans lequel un couple se penche sur son passé et tente de rester uni malgré les obstacles – dont l’obstacle suprême, la mort, qui se révèle finalement ne pas en être un. Dans cette optique, on pourrait craindre que le film soit tenté de céder aux facilités et de faire du retour vers le passé une manière d’exorciser des problèmes de couples et la peur de la mort.

Mais tout est beaucoup plus subtil ici, et le voyage introspectif du couple débouchera moins sur des séances de sentimentalisme débridé que sur de véritables moments de grâce, ponctuels et isolés, qui mettent souvent en évidence des personnages extérieurs au binôme central. Ce sont ces moments qui hantent finalement le spectateur après la vision, tels des fantômes, à l’image de cette scène sublime dans laquelle une femme revoit sa sœur disparue, au son d’un air de piano.

Thibaut Grégoire

 

Retrouvez cette critique sur Le Suricate Magazine


Sorties Cinéma – 29/10/2014

Une semaine principalement marquée par le cinéma d’auteur, qu’il soit bon ou mauvais, et par deux films flamands qui, une fois n’est pas coutume, sont également distribués dans nos contrées francophones, pour le meilleur et pour le pire.

black-coal-bai-ri-yan-huo-black-coal-thin-ice-11-06-2014-6-g

 

Black Coal de Diao Yinan

black-coal-bai-ri-yan-huo-black-coal-thin-ice-11-06-2014-4-g

Si le film déroule une véritable intrigue policière et importe dans une Chine très actuelle et très tangible des archétypes et des schémas issus du film noir, c’est pour mieux faire un constat détourné de ce qu’implique être chinois au 21ème siècle. (…) Le réalisateur Diao Yinan évite un ton trop sérieux et pesant en ayant recours à un humour surprenant et en ponctuant son film de scènes de folie douce qui lui confèrent un certain lyrisme.

Lire la critique complète

Note : 7/10

 

Violet de Bas Devos

Screen Shot 2013-09-13 at 19.24.06

À mi-chemin entre Michael Haneke et Gus Van Sant, Bas Devos signe un premier film prometeur, esthétiquement superbe, mais pose malgré tout question quant à l’utilisation qu’il fait d’un fait divers tragique pour en tirer un film purement formel.

Lire la critique complète

Note : 6/10

 

Welp de Jonas Govaerts

Maurice Luijten is Sam in Welp/CUB (Jonas Govaerts/Potemkino 2014).

Premier film d’horreur flamand, ce massacre de scouts néerlandophones en pays francophone démarre très mal, comme un lamentable épisode de Chair de poule teinté de racisme anti-wallon, et relève un peu la barre dans sa dernière demi-heure, réellement bizarre et malsaine – comme tend à l’être ce genre de films – sans pour autant se défaire de son arrière-fond douteux.

Note : 4,5/10

 

Still the Water de Naomi Kawase

deux-fenetres-futatsume-no-mado-still-the-water-17-09-2014-3-g

Naomi Kawase se prend pour Terence Malick et nous promet des images somptueuses par l’intermédiaire de la bande-annonce et de l’affiche. Mais le film est finalement assez conforme à son cinéma habituel, tout en étant en mode mineur, et sans éclats particuliers. Même quand on défend un cinéma d’auteur mystique et contemplatif comme celui-ci, on ne peut que succomber à l’ennui devant un tel film, lequel manque considérablement d’ampleur et de profondeur.

Note : 4,5/10

 

Vie sauvage de Cédric Kahn

vie-sauvage-29-10-2014-3-g

Robinsonnade hystérique et complaisante qui ne tire absolument pas parti de sa prétendue ode à la nature et préfère faire s’engueuler ses acteurs à tout bout de champ, en les filmant en gros plan et caméra à l’épaule – autrement dit sans aucune mise en scène digne de ce nom.

Note : 3/10