Critique et analyse cinématographique

BIFFF 2017 – Jours 5 et 6

Week-end au rythme de croisière pour le BIFFF, avec des fantômes iraniens, un croquemitaine irlandais, des aliens russes ou encore un John Wayne français….

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Samedi 8 avril

 

Under the Shadow de Babak Anvari

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Ce film iranien a apparemment fait sensation à Sundance et est désigné par quelques amateurs de genre comme « le meilleur film d’horreur » de l’année. En dehors de cette hallucination collective incompréhensible, on peut éventuellement dire qu’il s’agit d’un mix improbable entre le début de Poltergeist – avant que ça devienne bien – et le cinéma d’Asghar Farhadi. Si le film avait été américain ou bulgare, personne n’en aurait parlé, mais le politiquement correct à la vie dure.

 

Nails de Dennis Bartok

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Un film de croquemitaine vraisemblablement à très petit budget – les couloirs de l’hôpital où se déroule l’action ressemblent à ceux d’un taudis de Tchernobyl –, Nails rempli plus ou moins son contrat réglementaire, à savoir un monstre très laid et très flippant, des « jumps scares » à n’en plus pouvoir et une héroïne qui crie très bien. À part ça, pas grand-chose à se mettre sous les ongles, mais ce n’est déjà pas si mal….

 

Attraction de Fedor Bondarchuck

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Se voulant le pendant russe d’Independance Day et de sa suite, Attraction parvient à rivaliser avec son modèle américain sur le plan des effets spéciaux, effectivement irréprochables, mais échoue à y apporter une dimension de folie, à ouvrir ses horizons et à sortir du récit étriqué de petits conflits entre personnages peu intéressants. Le début était pourtant visuellement prometteur et ébauchait une piste de « teen movie » pas désagréable, malheureusement développée plus tard en sous-ersatz de Twilight, à la sauce extra-terrestre.

 

Dimanche 9 avril

 

Safe Neighborhood de Chris Peckover

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Se présentant dans un premier temps comme un « home invasion » classique, Safe Neighborhood joue en réalité avec ces attentes-là, avec l’état blasé des spectateurs face à ce sous-genre, pour justement jouer un tour pendable à son public. Car il s’agit, en réalité, de tout sauf d’un « home invasion ». Du « pitch » initial – un jeune garçon et sa tout aussi jeune baby-sitter aux prises avec un intrus cherchant à pénétrer leur maison, un soir d’absence parentale – le film ne fait qu’une bouchée pour le digérer complètement et partir dans une toute autre direction, sitôt qu’un retournement de situation franchement imprévisible vient rebattre les cartes tant sur le plan du scénario que du genre, et même de la mise en scène.

Lire la critique complète

 

Le Serpent aux mille coupures d’Éric Valette

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Éric Valette veut faire du cinéma de genre en France et le fait certainement avec beaucoup de sincérité mais se cogne à un mur factuel, celui de ne pas pouvoir verser une culture dans une autre, une cinématographie dans une autre. Dans Le Serpent aux mille coupures, il est difficile d’assimiler des dialogues très premier degré qui passeraient peut-être en anglais mais sont difficiles à digérer en français. De la même manière, le film se voulant une sorte de western moderne, imaginer Tomer Sisley en John Wayne ou encore Pascal Greggory en shérif intègre est une gageure trop importante pour le spectateur démuni devant ce qui ressemble au final plus à un téléfilm France 3 qu’à un hommage à John Ford.

 

Le BIFFF se tient du 4 au 16 avril au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Plus d’infos sur le site du BIFFF

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