Critique et analyse cinématographique

BIFFF 2016 – Jours 11 et 12

Un bon petit film de loups-garous était la friandise de ces deux derniers jours du BIFFF (hors-clôture) tandis que deux films a priori plus ambitieux se prenaient les pieds dans le tapis et qu’une production russe plagiait ses modèles horrifiques américains.

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Vendredi 8 avril

 

Queen of Spades : The Dark Rite de Svyatoslav Podgayevskiy

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Quelque part entre Oculus et Ouija, ce film russe nie toute identité propre en ne s’appuyant que sur des modèles ayant fait leurs preuves. Grâces à ses valeurs sûres (goule très méchante et enfants possédés), Queen of Spades n’est pas franchement irregardable, juste désespérément banal et déjà vu.

Note : 3/10

 

Howl de Paul Hyett

Film stills for The Owl, Starchild Pictures productions

À mi-chemin entre le film catastrophe et le film de loups-garous, Howl réserve une belle galerie de personnages pris au piège dans un train (certes stéréotypés mais dans la plus pure tradition de ce type de films souvent efficaces et jouissifs) et des monstres à l’ancienne, au parfum gentiment désuet. Howl fait partie de ces petites séries B sans prétention – mais portées par de bonnes idées et un casting solide de seconds rôles – qui redonne goût au genre et à au plaisir du bon moment sans suite.

Note : 6/10

 

Samedi 9 avril

 

Southbound de Divers

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On ne voit pas trop où veut en venir ce film collectif qui se présente comme une anthologie de l’horreur mais ne fait en fait que mettre bout à bout ses différents segments pour donner unee impression de continuité. Dans les faits, c’est une fois de plus un film d’ambiances sur les horreurs et les secrets enfouis supposés de l’Amérique profonde.

Note : 3,5/10

 

Extinction de Miguel Ángel Vivas

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Plutôt bien installée et bénéficiant d’une mise en image assez intéressante (beaux plans enneigés), Extinction séduit plutôt dans les rapports qu’il tisse entre ses trois personnages (un père, sa fille et leur voisin, tentant de survivre tandis que les zombies rôdent) jusque à une dernière partie qui dénature le film, avec l’introduction d’un personnage féminin purement fonctionnel et un final aberrant restaurant un modèle familial traditionnel. Voici donc l’exemple type d’un film qui fait de fausses promesses et se complaît finalement dans le consensuel.

Note : 4/10

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