Critique et analyse cinématographique

BIFFF 2016 – Jours 7 et 8

Les deux purges découvertes lundi et mardi ne viendront pas assombrir un beau paysage… il y avait trois bonnes surprises dans la programmation du BIFFF en ce début de semaine : du contemplatif, du délirant et de l’animé.

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Lundi 4 avril

 

Into the Forest de Patricia Rozema

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Tout comme The Survivalist, Into the Forest est un survival post-apocalyptique à caractère intimiste. Le film de Patricia Rozema se focalise sur deux sœurs tentant de subsister – et de combattre l’ennui – dans une grande maison perdue à la lisière des bois, alors que le monde s’écroule peu à peu depuis le début d’une panne globale d’électricité.

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Note : 7/10

 

The End de Guillaume Nicloux

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En salle, ce court-métrage étiré sur une heure et demi, dont on peine à saisir la portée métaphysique apparemment voulue, est passé comme une lettre à la poste grâce aux commentaires des festivaliers, en forme comme jamais. Il faut dire que le film donnait le bâton pour se faire battre, avec son Depardieu tout en relâchement et en éructations bourrues, ses déambulations faussement poétiques et ses seconds rôles tapés. Même mauvais, le film aurait peut-être mérité de ne pas être présenté au BIFFF, afin d’éviter d’être lynché comme il l’a été.

Note : 3,5/10

 

Mardi 5 avril

 

The Call Up de Charles Barker

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Une bande de « gamers » sont rassemblés dans un immeuble désert afin de participer à un jeu virtuel d’un nouveau genre, dont le but est tout de même de dégommer des terroristes. De niveau en niveau, ils se rendent compte que ce jeu n’en est peut être pas un et qu’ils sont probablement les victimes d’un méchant traquenard. L’enjeu de ce Doom low-cost se résume à cela, et surtout à une absence d’idées flagrante, à des acteurs mauvais comme des cochons et à une musique binaire insupportable. Pénible !

Note : 2/10

 

Yoga Hosers de Kevin Smith

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Reprenant des gimmicks et des personnages de son précédent film, Tusk – les deux films sont les deux premiers épisodes d’une trilogie consacrée au Canada –, Kevin Smith s’en éloigne tout de même en assumant pleinement ce qu’il avait du mal à maximiser dans le premier, à savoir le n’importe quoi absolu et l’humour bête et méchant.

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Note : 7,5/10

 

Seoul Station de Yeon Sang-ho

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Yeon Sang-ho avait déjà fait montre d’une noirceur teintée de misanthropie dans ses deux films précédents – The King of Pigs et The Fake. Seoul Station est évidemment empreint de ce même esprit parfois très pesant, mais l’allégorie des zombies pour parler de la situation socio-économique de son pays et de l’effet sur les individus s’avère plus pertinente et originale que prévu. Le film peut se voir comme un excellent film de genre mais également comme une charge politique extrêmement féroce. Petit bémol concernant une dernière partie en forme de twist scénaristique roublard et baignée d’un pessimisme systématique, que le réalisateur semble infliger comme une claque déplaisante à son spectateur.

Note : 6,5/10

 

Le BIFFF se tient du 29 mars au 10 avril au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Plus d’infos sur le site du BIFFF

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