Critique et analyse cinématographique

BIFFF 2016 – Jours 1 et 2

Le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles a bel et bien ouvert ses portes ce mardi 29 mars, dans un climat particulier et avec des dispositions de sécurité évidemment inédites. La bonne humeur des « bifffeurs » semble heureusement intacte et l’ambiance toujours au rendez-vous. Un petit retour sur les deux premiers jours du festival s’impose. (À noter que les avis et cotations ci-dessous sont données dans une optique spécifique à la programmation et à la réception des films du BIFFF, avec parfois de l’indulgence, des cotes revues à la hausse, mais aussi des emportements arbitraires, parce qu’on ne se refait pas.)

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Orgueil, préjugés et zombies de Burr Steers (film d’ouverture)

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Reposant sur une seule (fausse bonne) idée, à savoir celle du mash-up entre le roman de Jane Austen et un film de zombie, cette adaptation d’une parodie littéraire à succès ne démarre jamais, faute de second degré et d’une réalisation inventive. Quel est l’intérêt d’un pastiche de ce genre si c’est pour resservir à l’identique l’intrigue de l’œuvre parodiée, à quelques variations près. Inutile !

Note : 4/10

 

The Tattooist de Seo Lee

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La première entrée coréenne du BIFFF cette année est au mieux décevante, au pire honteuse. Ce chassé-croisé interminable et parfois incompréhensible – est-ce réaliste ? est-ce fantastique ? – entre une victime et son bourreau, une tatoueuse et un violeur en série, se complaît dans un voyeurisme à tous les niveaux. Une telle absence de recul fait vite basculer le film dans le ridicule.

Note : 2,5/10

 

The Shamer’s Daughter de Kenneth Kainz

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Il est très difficile de déceler, à la vision de cet ersatz enfantin de Game of Thrones, cousin scandinave du Septième fils et autre Eragon, que le film a été scénarisé par Anders Thomas Jensen (Adam’s Apples, Men and Chicken,…). The Shamer’s Daughter est en effet un film d’heroïc fantasy de plus, à destination des adolescents, et pas plus irregardable qu’un autre. On décèle quand même un fond de morale chrétienne dans l’idée principale du récit : une petite fille qui a le pouvoir de faire ressentir la honte aux coupables, rien qu’en les regardant dans les yeux.

Note : 4/10

 

Enragés de Éric Hannezo

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Nouveau rejeton de l’insupportable tendance du cinéma de genre français à vouloir « faire comme les américains », Enragés emmène un casting improbable et informe dans un film de cavale esthétisant et hystérique, jusqu’à un final en forme de twist abracadabrant, digne du pire des courts métrages d’étudiants. On pensait en avoir fini avec les imitateurs sans talent de Kassovitz, Kounen et consorts…. Apparemment pas !

Note : 1,5/10

 

Yakuza Apocalypse de Takashi Miike

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Takashi Miike pète un cable avec cet ovni ultraviolent dans lequel se côtoient yakuzas vampires et créatures délirantes. C’est, au choix, pratiquement irregardable ou complètement jouissif. Même en étant indécis, on peut convenir que le résultat a le mérite d’être original et que la mise en scène est constamment inventive.

Note : 6/10

 

Le BIFFF se tient du 29 mars au 10 avril au Palais de Beaux-Arts de Bruxelles

Plus d’infos sur le site du BIFFF

Une Réponse

  1. Great post. I reside in Brussels atm, and longed to attend the Festival. Thanks for the update.

    mars 31, 2016 à 17:11

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