Critique et analyse cinématographique

Sorties cinéma – 24/02/2016

Les images de Hou Hsiao-hsien, les babillages d’Eisenberg et Siegel, et la connerie de Derek Zoolander sont ce qui restent de cette semaine, bien au-dessus de la banalité d’un western sans âme et du populisme éhonté d’une bouse à la française.

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The Assassin de Hou Hsiao-hsien

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La beauté et la sophistication des plans, jouant sur la profondeur de champ, sur les voiles et l’éclairage à la bougie, donnent une dimension flottante à l’ensemble, qui hante au-delà de la vision, et cela même sans avoir compris toutes les subtilités narratives et contextuelles d’un film aussi enchanteur qu’énigmatique.

Note : 8/10

 

The End of the Tour de James Ponsoldt

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Pour son troisième long métrage (après les remarqués Smashed et The New Spectacular), James Ponsoldt semble monter d’un cran sur l’échelle du cinéma indépendant hollywoodien, et décroche un casting de stars « indie ». Jesse Eisenberg et Jason Siegel se donnent la réplique dans cette description de la rencontre entre l’écrivain David Foster Wallace et le journaliste Dave Lipsky.

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Note : 6/10

 

Zoolander 2 de Ben Stiller

Left to right: Ben Stiller plays Derek Zoolander, Owen Wilson plays Hansel and Penelope Cruz plays Valentina Valencia in Zoolander No. 2 from Paramount Pictures.

Pas toujours très drôle, constamment inégal, cette suite tardive de Zoolander permet de retrouver un personnage délicieusement débile – plus intéressant que le film dont il vient – et son acolyte non moins idiot interprété par un Owen Wilson plus cabotin que jamais. Zoolander 2 est aussi le prétexte à un véritable défilé de caméos en tous genres de célébrités sur le retour et au numéro délirant d’un Will Ferrell trop peu présent. Pas indispensable mais plaisant.

Note : 4,5/10

 

Les Premiers, les derniers de Bouli Lanners

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Pour Bouli Lanners, ce film est son meilleur. Il est vrai que le curseur n’est pas placé bien haut sur l’échelle des réalisations de l’acteur/peintre/cinéaste belge. Nous voici donc face à un salmigondis très indigeste mêlant western post-apocalyptique, pseudo-poésie mystique, humour absurde et misérabilisme esthétisant. Non content de multiplier les pistes toutes plus inintéressantes les unes que les autres, Lanners s’avère totalement incapable d’apporter une balance entre elles et d’arriver à un ensemble homogène.

Note : 3/10

 

Jane Got a Gun de Gavin O’Connor

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Western sans relief qui pense qu’il suffit de mettre un revolver entre les mains d’une femme pour être féministe. À côté de ça, Jane Got a Gun véhicule tous les clichés du genre, y compris celui de l’homme protecteur.

Note : 2/10

 

Amis publics d’Edouard Pluvieux

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Non content d’être filmé comme un épisode de sitcom – Edouard Pluvieux a été réalisateur sur Soda, déjà pour Kev Adams – et parcouru de dialogues plats et jamais drôles, Amis publics est traversé par une naïveté poujadiste assez éhontée, constamment dans le registre du « tous pourris » et du chantage à l’émotion.

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Également sur Le Suricate Magazine

Note : 1,5/10

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