Critique et analyse cinématographique

Sorties Cinéma – 27/01/2016

Au programme cette semaine : un Joachim Lafosse ambigu, un Iñarritu démonstratif (pléonasme !), un Jack Black catastrophique et un premier film sulfureux.

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Les Chevaliers blancs de Joachim Lafosse

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Après À perdre la raison qui s’intéressait à l’affaire Geneviève Lhermitte tout en la fictionnalisant, Joachim Lafosse donne, dans Les Chevaliers blancs, sa version d’un autre fait divers marquant de ces dernières années, à savoir l’affaire de l’Arche de Zoé, qui avait eu de lourdes répercussions diplomatiques et médiatiques en 2007. Pour rendre à l’écran toute la complexité de cette affaire, de manière à la fois réaliste et cinématographique, Lafosse ouvre son cinéma à une dimension plus spectaculaire et grand public, tout en en conservant l’essence analytique et réflexive.

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Également sur Le Suricate Magazine

Note : 7/10

 

Bang Gang (Une histoire d’amour moderne) d’Eva Husson

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Pour son premier long métrage Eva Husson s’attaque à un sujet délicat (une bande d’adolescents organisent des partouzes dans la grande maison de l’un d’eux) mais évite la provocation gratuite en filmant – la plupart du temps – ses personnages sans surplomb moral et dans une dynamique libertaire bienvenue. Malheureusement, la dernière partie du Bang Gang s’aventure dans cette dimension moralisatrice qu’il avait évité jusqu’alors, et inflige à ses personnages un retour de bâton en forme de prise de conscience qui le fait ressembler à un film de vieux sur les jeunes, ce qu’il n’était pourtant pas durant ses deux premiers tiers.

Note : 5,5/10

 

The Revenant d’Alejandro González Iñárritu

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Dans la course aux oscars, Leonardo DiCaprio ne recule plus devant rien, après avoir essuyé de nombreux échecs. Comme l’Académie semble plus qu’encline à décerner ses trophées aux acteurs les plus malmenés, les plus avilis par des réalisateurs pervers et misanthropes, il a donc toutes ses chances. L’incursion du pachydermique Iñarritu dans le registre du western métaphysique avait de quoi étonner mais il n’en fait bien sûr rien d’intéressant, se contentant de filmer ses acteurs salis et ses paysages majestueux à grand renfort de lentilles déformantes.

Note : 3,5/10

 

Chair de poule – Le film de Rob Letterman

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Comment ruiner une bonne série de bouquins fantastiques pour enfants en lui infligeant un traitement ringard et abêtissant, vu et revu ! On se prend à rêver de ce qu’en aurait fait un Tim Burton ou un Joe Dante, tout en subissant le cabotinage éhonté d’un Jack Black en perte de vitesse.

Note : 2/10

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