Critique et analyse cinématographique

Sorties Cinéma – 28/10/2015

Deux films-monstres de Cannes débarquent sur les écrans et posent question, tandis qu’une comédie française inattendue déboussole son public.

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Je suis à vous tout de suite de Baya Kasmi

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Drôle de film que cette première œuvre de Baya Kasmi, comédie fourre-tout sur l’intégration, les rapports familiaux, la greffe d’organes, la nymphomanie, l’abus sur mineurs…. Oui, le film ne craint pas de trop embrasser et de dérouter. S’il consterne dans sa première partie, le tour que prend l’intrigue et l’attachement aux personnages finissent par fonctionner, ainsi que cette manière presque kamikaze de foncer dans des sujets tabous sans avoir peur de choquer et avec bonne humeur. Le film doit aussi beaucoup à ces acteurs, l’excellente Vimala Pons en tête.

Note : 6/10

 

The Lobster de Yorgos Lanthimos

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Habitué d’un cinéma étrange, pratiquant la critique de tous les totalitarismes par l’intermédiaire d’univers dystopiques et de la fable surréaliste, Yorgos Lanthimos avait affirmé son style avec des films tels que Canine et Alps. Ce style fait de plans fixes distanciés et de peu de dialogues se voit grandement adouci ici, même si le fond reste le même.

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Note : 5/10

 

Regression d’Alejandro Amenábar

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Pour son retour, Amenábar s’intéresse aux rumeurs de complots sataniques qui ont secoué l’Amérique profonde des années 90 et donne naissance à un film hybride, entre thriller horrifique à la facture très « série B » et une résolution terre à terre laïque et moraliste. Le film ne réussi qu’à moitié dans les deux registres, trop prétentieux pour un film d’horreur, trop simplificateur pour un film à thèse sur la rumeur, même s’il se laisse regarder et qu’il donne à réfléchir.

Note : 5/10

 

Le Fils de Saul de László Nemes

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Grand Prix lors du dernier Festival de Cannes et (presque) unanimement acclamé par la critique, ce premier film d’un jeune cinéaste hongrois n’a curieusement pas fait l’objet de beaucoup de questionnements quant au sujet qu’il aborde – les camps d’extermination – et à son traitement.

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Note : 4/10

 

Lolo de Julie Delpy

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Après quelques comédies de mœurs plutôt réussies – dont 2 jours à Paris et 2 days in New York – Julie Delpy fonce tête la première dans la comédie franchouillarde en embauchant Dany Boon en provincial martyrisé par le fils de sa nouvelle compagne. Inutile de dire que l’acteur saccage le film par son surjeu, tandis que Delpy sacrifie aux standards d’une réalisation télévisuelle balisée et à des dialogues trop écrits. Reste la composition de Vincent Lacoste en Tanguy psychopathe.

Note : 3/10

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