Critique et analyse cinématographique

FILM FEST GENT 2015 – « Mountains May Depart » de Jia Zhang-ke

Dans Mountains May Depart, Jia Zhang-ke continue d’explorer la société chinoise dans ses moindres recoins, mais le fait par un biais de plus en plus fictionnel, en mettant même un pied dans le récit d’anticipation.

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En divisant son récit en trois parties marquées dans le temps (1999, 2014, 2025), le cinéaste donne de l’ampleur à une base mélodramatique et fait résonner entre eux ses différents chapitres, par la force de l’ellipse et des divergences contextuelles entre les trois époques. Certes, Mountains May Depart est un portrait de femme, d’abord tiraillée entre deux hommes, puis progressivement éloignée de son fils, mais c’est aussi le portrait de la Chine sur trois moments donnés, donc sur la longueur.

Si Jia Zhang-ke a choisi de quitter progressivement la forme documentaire – de moins en moins présente de film en film – pour s’acheminer vers de la fiction pure, voire du classicisme, c’est qu’il semble avoir pris le pli de raconter son pays et sa société en creux de récits individuels et fictionnels, bien qu’également conformes à une certaine réalité. Autrement dit, la fiction révèle le réel, alors qu’elle se dessinait avant sur une base documentaire.

Thibaut Grégoire

 

Le Festival de Gand se déroule du 13 au 24 octobre 2015

Plus d’infos sur le site du festival

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