Critique et analyse cinématographique

Sorties Cinéma – 17/06/2015

Petite semaine, avec la sortie d’un mauvais film de Cannes, de deux films belges aux qualités variables, d’une bluette et d’un remake inutile.

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Je suis mort mais j’ai des amis de Guillaume et Stéphane Malandrin

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Road-movie belge avec deux vieux rockers attardés, joués par un acteur wallon et un acteur flamand (Bouli Lanners et Wim Willaert), Je suis mort mais j’ai des amis a tout pour déplaire, d’autant plus qu’il joue sur cette sempiternelle belgitude qui sert de prétexte à tant de navets autoproclamés hilarants. Mais, une fois n’est pas coutume, une symbiose se fait et l’entreprise fonctionne – par moments –, notamment grâce à un bon trio d’acteurs (Lanners et Willaert, rejoint par le charismatique Lyes Salem) et à une ironie douce-amère pas déplaisante.

Note : 5,5/10

 

Valley of Love de Guillaume Nicloux

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Gérard Depardieu sont réunis comme les deux monstres sacrés qu’ils représentent. Jouant plus ou moins leur propre rôle, ils sont catapultés en pleine Vallée de la Mort pour faire le deuil de leur fils. De son prétexte pour réunir ses deux acteurs à l’aura démesurée, Nicloux ne fait pas grand-chose et échoue même à apporter de la profondeur à son versant métaphysique. N’est pas Malick ou Lynch qui veut !

Note : 4,5/10

 

The Age of Adaline de Lee Toland Krieger

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Mêlant une prémisse fantastique à une intrigue sentimentale, The Age of Adaline a tout de l’adaptation d’un roman Harlequin, ou de « chick litt », mais il s’agit pourtant d’un scénario « original ». Une jeune femme frappée comme par magie d’immortalité tombe amoureuse d’un jeune homme qui se trouve être le fils d’une de ses anciennes conquêtes. Cela pourrait être le prétexte à un vaudeville, mais c’est au final un pensum dégoulinant de sentimentalisme.

Note : 4/10

 

Zurich de Sacha Polack

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Première partie : Une femme en deuil erre sur les autoroutes en compagnie d’un chien volé. Elle rencontre un homme…. Deuxième partie : La même femme, quelques temps plus tôt, perd son compagnon dans un accident de la route. Vous l’aurez compris, l’argument du film est d’inverser sa dramaturgie, afin de se rendre plus intéressant. Ça se veut atmosphérique et sensoriel, mais c’est surtout sentimentaliste et outré.

Note : 4/10

 

Poltergeist de Gil Kenan

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Quelle est l’utilité de faire le remake d’un film des années 80 qui a conservé toute son efficacité – et est en outre disponible sur tous les supports possibles et imaginables –, si c’est pour en gommer tout le sous-texte politique sur le consumérisme et le revers du rêve américain afin de n’en retenir que le superficiel, les frissons faciles, et booster au numérique des scènes cultes qui en perdent ainsi toute leur magie ?

Note : 2,5/10

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