Critique et analyse cinématographique

Sorties Cinéma – 10/06/2015

Alors que les dinosaures dominent largement l’espace cinématographique et médiatique, un film de Jacques Doillon nous arrive avec deux ans de retard. Mieux vaut tard que jamais !

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Mes séances de lutte de Jacques Doillon

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Un homme et une femme se retrouvent, parlent de leur relation passée, rejouent leur rupture et se livrent à des scènes de lutte de plus en plus élaborées, avant un affrontement final, brutal et sensuel. Jacques Doillon filme les corps de Sara Forestier et de James Thierrée, dans des numéros pleinement physiques, et fait peu à peu disparaître le dialogue du film, pour arriver à une épure totale dans la répétition des scènes. On a bien compris la métaphore de l’affrontement pour aborder les relations hommes-femmes, mais la manière dont elle est ici mise en scène est aussi radicale que passionnante.

Note : 7/10

 

Comme un avion de Bruno Podalydès

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Passionné d’avions et de kayaks, un quarantenaire en pleine crise décide de partir sur la deuxième de ces embarcations pour sillonner en solitaire les cours d’eau d’une partie de la France. Ce road-movie sur l’eau tourne vit à l’immobilité et à la galerie de personnages pittoresques. Comme un avion est sans doute le film le plus paresseux de Bruno Podalydès, à l’image du personnage qu’il interprète, mais on reconnait malgré tout la patte de l’auteur, son goût pour l’humour absurde et le burlesque, au gré d’une escapade bucolique portée par des seconds rôles féminins tous épatants (Agnès Jaoui, Vimala Pons, Sandrine Kiberlain).

Note : 6/10

 

Jurassic World de Colin Trevorrow

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Pendant une bonne demi-heure, on croit à une magie, à un retour au niveau du premier film original. En épousant le point de vue des enfants qui entrent dans le parc, Colin Trevorrow parvient à créer une véritable nostalgie cinéphile chez le spectateur de la première heure, comme une petite madeleine de Proust entêtante. Le film retombe ensuite dans une pure logique du spectacle et de l’efficacité, même si quelques idées sont vraiment intéressantes (le parallèle entre le management du parc et la manière de faire des blockbusters, ou encore la récupération de dinosaures dressés par les forces militaires).

Note : 6/10

 

La loi du marché de Stéphane Brizé

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Vincent Lindon a donc reçu un prix d’interprétation au dernier Festival de Cannes pour le film de Stéphane Brizé. C’est auréolé de ce prix que l’on découvre aujourd’hui La Loi du marché. Si Lindon mérite tout à fait une récompense pour son parcours exemplaire et constant, on aurait néanmoins préféré que ce soit pour un autre film que cette radiographie sociale sans point de vue et systématiquement misérabiliste.

Lire la critique complète

Note : 3,5/10

 

Être de Fara Sene

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Ce premier long métrage belge est le genre de film choral dans lequel les personnages parlent en images et en paraboles, avec des phrases du style « il faut prendre son destin en main » ou « la vie nous réserve bien des surprises ». Autant dire que l’on est ici dans de la philosophie de bazar, aux rebondissements artificiels, et à la mise en scène « téléfilmesque ».

Note : 2/10

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