Critique et analyse cinématographique

BIFFF 2015 – Jour 12

Cette dernière grosse journée du BIFFF – en attendant la clôture – était probablement la meilleure, avec trois des films les plus marquants de cette édition 2015 : un documentaire délirant, un thriller coréen inventif et un film autrichien retors.

ahardday-5

 

Lost Soul : The Doomed Journey of Richard Stanley’s Island of Dr. Moreau de David Gregory

lostsoul-2

Dans la série des documentaires retraçant le naufrage de la production d’un film ambitieux – Lost in La Mancha, Jodorowsky’s Dune, … –, Lost Soul est incontestablement le plus fort et le plus fou. Jamais un film n’avait été aussi loin dans la description de la guerre des égos et de la frénésie grandissante pouvant pervertir un tournage.

Lire la critique complète

Note : 8/10

 

Stung de Benni Diez

stung-5

Cette coproduction entre l’Allemagne et les États-Unis propose un petit film d’horreur assez conventionnel sur des abeilles tueuses géantes et mutantes. À cela se greffe une romance elle aussi assez basique. Le mélange des deux n’est pas désagréable en soi mais ne dépasse jamais l’anecdote, à peine rehaussée par les interprétations globalement correctes.

Note : 4/10

 

Words with Gods de Divers

wordswithgods-6

Œuvre collective réunissant neuf réalisateurs du monde entier, représentant chacun une des grandes religions, Words with Gods est très inégal, comme la plupart de ce type de film. Si l’on retient les courts de Warwick Thornton, de Mira Nair et de Bahman Ghobadi, ceux de Hideo Nakata et d’Amos Gitai sont tout bonnement lamentables. Et l’idée plus que louable de terminer le film par l’athéisme est gâchée par l’attribution de cette partie au roublard Guillermo Arriaga, comme à son habitude très pesant.

Note : 5/10

 

Goodnight Mommy (Ich seh, Ich seh) de Severin Fiala et Veronika Franz

goodnightmommy-2

Lauréat de plusieurs prix dans divers festivals – dont Sitges et Gérardmer – ce premier long métrage de fiction du duo Fiala/Franz est produit par Ulrich Seidl. Si cette parenté peut faire très peur et trop vite catégoriser le film dans le sous-genre surestimé du film autrichien « coup-de-poing », Ich seh, Ich seh s’en éloigne, d’abord parce qu’il s’agit pleinement d’un film de genre, ensuite par l’élégance légèrement « surréelle » de sa mise en scène.

Lire la critique complète

Note : 7/10

 

A Hard Day de Kim Seong-hoon

a-hard-day-1

A Hard Day prend la forme d’un suspense classique, assez proche de certains films noirs ramassés sur une courte période diégétique (Mort à l’arrivée, The Big Night,…). On y suit la descente aux enfers de l’inspecteur Gun-su qui, dans la même journée, doit faire face à l’enterrement de sa mère et à une enquête interne sur ses agissements douteux. Comme si cela ne suffisait pas, le voilà qu’il tue accidentellement un homme dans un accident de voiture, le contraignant à cacher le corps à tout prix.

Lire la critique complète

Note : 8/10

 

Le BIFFF se déroule du 7 au 19 avril, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Plus d’infos sur le site du BIFFF

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s