Critique et analyse cinématographique

BIFFF 2015 – « Young Ones » de Jake Paltrow

Mêlant science-fiction anticipative et saga familliale “westernienne”, le deuxième long métrage de Jake Paltrow (frère de Gwyneth Paltrow) propose quelques visions de cinéma et un certain souffle épique, malgré des défauts et une tendance à céder aux facilités des normes « indé » américaines.

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Dans un futur proche, la pénurie d’eau a conduit au dessèchement des terrains et à une guerre de propriétés entre les hommes. Ernest Holm tente de protéger sa famille dans cette situation hostile. Mais le jeune Flem Lever, amant secret de sa fille Mary, convoite ses terres.

Ce résumé ne prend en compte que la première partie du chapitre premier, dans un film qui en compte trois. Le premier est donc consacré à Ernest Holm, le deuxième à Flem Lever et le troisième au fils d’Ernest, Jerome Holm. Cette division en trois parties permet en fait de mettre en place une construction très classique, avec l’installation de la situation et des personnages – chapitre 1 –, le développement de l’intrigue et des conflits internes ou externes – chapitre 2 – et le climax, ici fait de prises de conscience et de règlements de comptes – chapitre 3. Cette construction permet également de suivre le passage, en trois étapes, du personnage de Jerome à l’âge adulte.

Si l’ancrage du film dans des paysages et un récit de western moderne ne fait aucun doute dès les premières minutes, il essaye également de s’éloigner par moment des conventions du genre, notamment par des effets de montage et de narration plus propres à un cinéma indépendant américain très actuel. L’effort de ne pas tomber dans le pastiche total d’un genre est louable, mais il n’est pas sûr que cette échappatoire trop évidente soit la bonne solution. Même si l’on peut donc avoir quelques réserves sur certains choix faits par Paltrow, il n’empêche qu’il y a indéniablement du cinéma dans son film, que ce soit dans la cinéphilie des références charriées ou dans sa mise en scène « classique » – au sens noble du terme – parsemée de petites trouvailles bien senties.

Thibaut Grégoire

 

Le BIFFF se déroule du 7 au 19 avril, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Plus d’infos sur le site du BIFFF

2 Réponses

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