Critique et analyse cinématographique

BIFFF 2015 – Jour 8

En ce mardi, le film argentin El Ardor était incontestablement le meilleur film présenté, même si la présence d’un film aussi contemplatif au BIFFF est une gageure en soi. De son côté, l’irlandais The Canal réservait quelques bons moments, malgré un scénario convenu.

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The Stranger de Guillermo Amoedo

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Film chilien tourné en anglais, The Stranger est estampillée « production d’Eli Roth » (Cabin Fever, Hostel) comme argument de vente. Suivant un étranger venu dans une petite ville pour y éradiquer une mystérieuse maladie contagieuse, le film n’est en fait ni plus ni moins qu’une énième revisite du thème des vampires, même si ce n’est jamais dit aussi clairement. Très laborieux et ennuyeux, The Stranger ne se réveille qu’en de rares occasions.

Note : 4/10

 

Late Phases d’Adrián García Bogliano

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Un film de loups-garous dans un lotissement de retraités et d’handicapés, il fallait y penser ! Passé la surprise des premières scènes, le film se révèle pourtant être de la catégorie des fausses bonnes idées, particulièrement dans l’enquête tout sauf haletante que mène son antihéros aveugle, ainsi que dans des effets spéciaux pas toujours du meilleur goût.

Note : 4/10

 

El Ardor de Pablo Fendrik

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Présenté en séance spéciale lors du dernier Festival de Cannes, El Ardor fait une proposition de western métaphysique, mâtiné de « survival », dans la forêt tropicale argentine.

Lire la critique complète

Note : 6/10

 

The Canal d’Ivan Kavanagh

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David, archiviste dans une cinémathèque et cocu notoire, devient obsédé par une vieille pellicule montrant sa maison et un crime s’y étant déroulé au début du XXème siècle. Quand sa femme se fait assassiner, il fait tout de suite le lien entre les deux. Mais évidemment, David est schizophrène et a des hallucinations. Oups, fallait pas le dire… désolé ! Mais le film est tellement clair quant à ses intentions que l’on s’en doute après dix minutes, de toute façon. Malgré tout, Ivan Kavanagh parvient à bien gérer certaines ambiances paranoïaques et à happer son spectateur dans le délire de son personnage principal. Même si l’on regrette que la dimension cinématographique et le vieux film ne soit pas plus exploités….

Note : 5,5/10

 

Starry Eyes de Kevin Kolsch et Dennis Widmyer

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Avec ses images crapoteuses, uniformément sombres – ou mal étalonnées – et ses clichés monstrueux sur le show-bizz et ses dérives, Starry Eyes se présente presque d’emblée comme étant totalement antipathique – presque autant que son personnage principal – et donnerait presque envie de se réfugier auprès d’un petit film d’épouvante de studios, plutôt que de subir les délires misanthropes de ce genre de cinéma d’horreur « arthouse ».

Note : 3/10

 

Le BIFFF se déroule du 7 au 19 avril, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Plus d’infos sur le site du BIFFF

Une Réponse

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