Critique et analyse cinématographique

BIFFF 2015 – Jour 4 (Belgian Film Day)

Le festival se faisait patriotique en ce vendredi, avec une compétition de courts métrages belges (plus quelques autres hors compète) et un long inédit (Être de Fara Sene). On s’est attardé sur la première session de courts et sur un film russe…. Le cinéma belge ne pouvait pas non plus couvrir toute la programmation de cette longue journée !

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Des courts métrages (en compétition)…

 

Il faut parfois se lancer à l’aventure et entreprendre de s’enquiller une bonne dizaine de courtes productions nationales, estampillées « film de genre ». Et il a donc fallu se farcir neuf pastiches sans intérêt pour trouver une perle : le beau film d’animation de Sacha Feiner.

 

Wien for Life d’Alidor Dolfing

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Dans la Flandre profonde, quelques pieds nickelés s’entretuent pour un ticket de Win for Life. Tentative hystérique et insupportable de faire du Guy Ritchie (ancienne période) à la flamande.

Note : 2/10

 

Le Zombie au vélo de Christophe Bourdon

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Christophe Bourdon a pris le temps de mettre en chantier, de faire financer et de réaliser ce qui n’était qu’une idée alcoolisée, un soir de BIFFF bien arrosé : une parodie du cinéma des frères Dardenne à la sauce « zombie ». Et bien évidemment, ce qu’il en résulte est aussi anecdotique qu’une brève de comptoir. C’est très laid, parfois amusant, mais profondément inutile.

Note : 4/10

 

La Valse mécanique de Julien Dyckmans

Petit film d’animation presque aussi court qu’un spot publicitaire, sous-tendu par l’idée saugrenue de faire un film de marionnettes en images de synthèse. Le faire avec de vraies marionnettes aurait aussi fonctionné… et trouver le début d’une idée originale également.

Note : 3,5/10

 

Alles voor de film de Lukas Buys

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Faux torture-porn filmé avec des moufles et mal joué, qui joue à fond la carte du malsain et du crasseux avant de se raviser dans un twist final abracadabrant, qui réduit le tout à une anecdote fumeuse.

Note : 3,5/10

 

Ed & Shoeldaer de Maxime Pasque

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Un affrontement bavard et incompréhensible entre des coiffeurs déjantés, le tout phagocyté par une voix-off plus qu’envahissante, et baignant dans une esthétique post-Amélie Poulain.

Note : 3/10

 

De Vijver de Jeroen Dumoulein

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Film de fantôme stylisé, qui servira probablement de carte de visite à son réalisateur pour tourner de petites séries B horrifiques, chez nous ou à l’étranger. Mais pour le moment, cela reste de l’imitation appliquée et assez peu inspirée.

Note : 4/10

 

I Wish My Life de Joachim Huveneers

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Science-fiction incompréhensible et contemplative, dont le but est probablement de créer des ambiances et des images, mais qui tombe malheureusement à plat.

Note : 3/10

 

Dernière porte au sud de Sacha Feiner

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Sacha Feiner livre un beau film d’animation, singulier malgré ses influences reconnaissables, et qui parvient à créer un univers dans l’espace d’un quart d’heure.

Lire la critique complète

Note : 7,5/10

 

Plutôt crever que mourir ici de Jean-Baptiste Delannoy

Un vieil homme qui regarde trop de films d’espionnages se met en tête de s’évader de sa maison de retraite avec l’aide de son ami imaginaire, une espèce sous-James Bond du nom de Roger. Ce n’est pas drôle, pas émouvant, et l’esthétique de l’ensemble fait incroyablement « cheap ».

Note : 3,5/10

 

Noct de Vincent Toujas

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Un homme affronte son démon intérieur pour s’accepter tel qu’il est. En gros, c’est l’intrigue du film, mais ça passe évidemment par un remake d’Alien – le monstre qui sort du ventre – et par une créature hideuse et menaçante. C’est en quelque sorte la rencontre entre un court de l’IAD et un film d’horreur basique.

Note : 3/10

 

… Et un long

 

III de Pavel Khvaleev

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D’un film russe qui tente une incursion dans le cinéma métaphysique, on attend forcément beaucoup au vu des antécédents. Mais ce deuxième film d’un jeune réalisateur va plus chercher du côté de Tarsem Singh (The Cell) ou de Jan Kounen (Blueberry) que de celui de Tarkovski. Il y a, c’est vrai, quelques belles images, mais les dialogues très premier degré et l’intrigue assez « nunuche » de ce trip chamanique et onirique le plombent irréversiblement.

Note : 4/10

 

Le BIFFF se déroule du 7 au 19 avril, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Plus d’infos sur le site du BIFFF

Une Réponse

  1. Pingback: BIFFF 2015 – Tops et flops | CAMERA OBSCURA

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