Critique et analyse cinématographique

Sorties Cinéma – 25/03/2015

Les deux meilleurs films de la semaine abordent chacun à leur manière des problématiques liées au racisme. L’un le fait dans un contexte très français, l’autre dans l’Amérique d’Obama.

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Mon amie Victoria de Jean-Paul Civeyrac

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S’attaquant à l’adaptation d’un roman de Doris Lessing, Victoria et les Staveney, le discret Jean-Paul Civeyrac livre une tentative réussie de transposition du littéraire – dans la forme et la narration – au cinéma. Mon amie Victoria est aussi un conte moral sur la conscience de classes et sur les contradictions idéologiques d’une certaine bourgeoisie.

Lire la première critique

Lire la deuxième critique

Lire l’interview de Jean-Paul Civeyrac

Note : 7/10

 

Dear White People de Justin Simien

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Inspiré de faits réels, le premier long métrage de Justin Simien retrace la manière dont un climat tendu entre élèves noirs et élèves blancs d’un campus américain a mené à un véritable pugilat lors d’une fête raciste organisée par les seconds. Si l’on n’évite pas toujours les simplifications et la caricature dans la description des personnages et de leurs attitudes, Dear White People fait néanmoins preuve d’un vrai souffle et d’une vraie rage. En cela, il est tout à la fois le digne représentant d’un cinéma noir-américain militant, et un exemple de cinéma grand public intelligent, s’adressant aux jeunes en utilisant des codes qu’ils comprennent – notamment ceux des séries – et en détournant ceux-ci pour mieux faire passer son message.

Note : 6/10

 

Les Moomins sur la Riviera de Xavier Picard

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Véritables stars en Scandinavie et déjà adaptés à plusieurs reprises pour la télévision et le cinéma, les Moomins reprennent vie sous la direction d’un animateur français et livrent un univers particulier, entre fable morale et humour absurde.

Lire la critique complète

Note : 6/10

 

It Follows de David Robert Mitchell

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Parabole sur le repli sur soi de la jeunesse actuelle, ainsi que sur les maladies sexuellement transmissibles, It Follows est en train de se faire tranquillement la réputation d’un futur film culte. Si ce petit film d’horreur atmosphérique a effectivement des qualités de mise en scène et d’ambiance – et que l’on pense inévitablement à certains films de Cronenberg ou de Carpenter à sa vision – sa tendance à la pose « indie », avec son casting boudeur et sa bande-son chic, ainsi que le caractère parfois trop évident de son allégorie, agace quelque peu.

Note : 5/10

 

Diversion de Glenn Ficarra et John Requa

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Le troisième long métrage du tandem Glenn Ficarra/John Requa, outre le fait d’être un parfait véhicule pour la star Will Smith, fait partie d’un sous-genre précis, celui du film d’arnaque. S’il est particulièrement difficile de rater un tel film, porté par un scenario basé sur la dissimulation et la diversion – d’où le titre français –, on n’en est malheureusement pas loin ici, malgré quelque rebondissements bien sentis et deux acteurs charismatiques.

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Également sur Le Suricate Magazine

Note : 5/10

 

Melody de Bernard Bellefroid

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Tour-à-tour drame naturaliste, dissertation sur les mères-porteuses et mélodrame larmoyant, Melody enchaîne tous les poncifs du téléfilm plan-plan, ainsi que tous ceux du film belge dit « d’auteur ». Si le style et la mise en scène de Bernard Bellefroid sont pratiquement inexistants, on peut au moins lui reconnaître ses qualités de directeur d’acteur, tant son actrice principal, Lucie Debay, porte le film du début à la fin.

Note : 3,5/10

 

Cendrillon de Kenneth Branagh

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On se demande vraiment quel est l’intérêt pour Disney – à part mercantile, évidemment – de refaire un de ses classiques en prises de vues réelles, si c’est pour n’y apporter aucune transformation, aucune révision et aucun point de vue. Après des films – gentiment – subversifs tels que Maléfique et Into the Woods, une telle vision du conte de fée, à l’ancienne, avec jeune ingénue passive et riche bellâtre aux yeux bleus, apparaît comme une régression.

Note : 3,5/10

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