Critique et analyse cinématographique

Sorties Cinéma – 04/03/2015

À 83 ans, Alain Cavalier livre un de ses plus beaux films, tandis qu’à 44 ans, Paul Thomas s’affirme comme un auteur unique dans le cinéma indépendant américain.

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Le Paradis d’Alain Cavalier

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Prenant comme événement inaugural la mort soudaine d’un petit paon, Alain Cavalier se lance dans la folle entreprise de rendre compte de la relation entre l’homme et la mort, entre l’ici et l’au-delà, à travers les mythes antiques et les récits bibliques dont on abreuve les enfants dès leur plus jeune âge. C’est donc de manière enfantine et naïve que le cinéaste raconte ces histoires, par l’intermédiaire d’objets et de jouets.

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Également sur Le Suricate Magazine

Note : 9/10

 

Inherent Vice de Paul Thomas Anderson

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Tout comme les deux précédents opus d’Anderson, Inherent Vice n’est pas un film qui se livre facilement. Il exige un certain lâcher-prise de la part de son spectateur et n’embarque celui-ci qu’à condition qu’il oublie ses velléités de cohérence et de lisibilité. Bien qu’empruntant pas mal de conventions au genre noir, le film propose une vision unique et un ton qui lui est propre. C’est en cela qu’il se distingue du tout-venant du cinéma indépendant américain, et qu’il impose une nouvelle fois son auteur comme une voix tout à fait singulière du cinéma mondial.

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Également sur Le Suricate Magazine

Note : 8/10

 

Wild de Jean-Marc Vallée

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Adapté d’un best-seller édifiant, retraçant le voyage réel et intérieur d’une jeune femme en quête d’identité suite à la mort de sa mère, Wild sacrifie le rapport de l’homme à la nature – qui était le point fort d’Into the Wild, dont il est clairement une version féminine – pour livrer un mélodrame d’un sentimentalisme et d’une banalité confondantes, à travers des flashbacks disséminés de manière assez grossière et avec moult effets de montage tape-à-l’œil.

Note : 3,5/10

 

The Riot Club de Lone Scherfig

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Voulant soi-disant dénoncer le sentiment de toute puissance et d’impunité qu’éprouve une certaine élite, The Riot Club est un film-coup-de-poing absolument honteux et misanthrope, dans lequel le « petit peuple » se laisse corrompre sans broncher par la classe dominante, et qui semble dire dans une dernière scène incompréhensible que les puissants s’en tireront toujours à bon compte, quelles que soient leurs méfaits. Profondément puant !

Note : 1/10

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