Critique et analyse cinématographique

Sorties Cinéma – 18/02/2015

Un film flamand formellement somptueux prend qualitativement la tête de cette semaine de sorties, aussi composée d’un film d’espionnage parodique assez inégal, d’un nanar politique et d’un premier film ambigu et putassier.

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Lucifer de Gust Van den Berghe

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De film en film, Gust Van den Berghe semble vouloir aller toujours plus loin dans l’expérimentation formelle. Après un noir et blanc plutôt classique pour son premier film (En waar de sterre bleef stille staan) et un filtre bleu pour le second (Blue Bird), le voici qu’il crée tout bonnement un nouveau format, le « Tondoscope », et propose une image ronde inédite, sur toute la durée du film.

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Note : 8/10

 

Kingsman : Services secrets de Matthew Vaughn

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Tantôt drôle et tantôt plat, tantôt jubilatoire et tantôt ennuyeux, Kingsman : Services secrets est certes un blockbuster atypique et plus ambitieux que la moyenne. Mais sa tendance à recycler des clichés du film d’espionnage sans toujours assumer son statut de pastiche, ainsi que sa manière de rendre « cool » l’ultraviolence et d’accumuler les morts « pour rire » jusqu’à la banalisation, le rendent ambigu et douteux.

Note : 4,5/10

 

When Animals Dream de Jonas Alexander Arnby

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Un film de genre danois qui se demande comment traiter le thème du loup-garou de manière originale, sans jamais y parvenir, et qui ennuie pendant les trois quarts de son déroulement avant de tomber définitivement dans le grandiloquent et le ridicule lors de sa dernière partie.

Note : 3,5/10

 

L’Enquête de Vincent Garenq

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Si le film de Garenq peut éventuellement être envisagé comme un document sur l’affaire Clearstream et revêt donc un petit intérêt historique à ce niveau-là, son application scolaire à décrire benoîtement des faits sans les commenter, ses dialogues démonstratifs uniquement destinés à expliquer quelque chose à son spectateur – façon « la finance pour les nuls » – et son absence totale de style visuel le rendent indigent en tant que film de cinéma et de fiction.

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Également sur Le Suricate Magazine

Note : 3/10

 

Whiplash de Damien Chazelle

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Petit phénomène de festivals, le premier long métrage de Damien Chazelle suit Andrew, un jeune aspirant batteur qui intègre le prestigieux orchestre de son conservatoire, et le harcèlement moral qu’exerce sur lui son chef d’orchestre. Non seulement Whiplash offre le spectacle de l’humiliation de son personnage principal comme unique argument du début à la fin, mais en plus il se paye le luxe de légitimer celle-ci par un propos fumeux. Simplement détestable !

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Note : 3/10

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