Critique et analyse cinématographique

Sorties Cinéma – 21/01/2015

Un film à sketches argentin et une grosse production signée Disney sont les deux lumières de cette semaine de sorties, dans une marée de choses assez médiocres.

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Les Nouveaux sauvages de Damián Szifrón

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Depuis sa présentation en compétition à Cannes, d’où il est reparti bredouille, le film à sketches de l’argentin Damián Szifrón s’est attiré les faveurs de la majorité de la critique et les foudres d’une minorité (…). Si les reproches adressés au film par ces derniers ne sont pas totalement irrecevables (…), il faut néanmoins pouvoir assumer son ressenti premier à la vision et reconnaître la puissance jouissive de cette catharsis cinématographique, cependant plus scénaristique que stylistique.

Lire la critique complète

Note : 7/10

 

Into the Woods de Rob Marshall

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Dans la lancée de la révision de ses classiques entamée avec Maléfique l’année passée, Disney persiste et signe en se réappropriant une comédie musicale de Stephen Sondheim, datant déjà de 1986 et mélangeant dans un grand « mash-up » – selon le terme dorénavant consacré – plusieurs contes de fées battus et rebattus, à savoir Cendrillon, Le petit chaperon rouge, Raiponce et Jack et le haricot magique.

Lire la critique complète

Note : 7/10

 

Il Capitale Umano de Paolo Virzì

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Ce film choral donnant à voir les mêmes événements vécus par plusieurs personnages, issus de deux familles italiennes typiques, l’une riche l’autre de condition moyenne, ne vaut que par sa construction en chapitres, révélant chacun quelques indice supplémentaires, de manière extrêmement roublarde. Très misanthrope, le film ne parvient jamais à intéresser tant il méprise quasiment tous ses personnages de fantoches superficiels. Il Capitale Umano fait partie de ces films dans lesquels la mécanique scénaristique prime sur le cinéma et sur l’humain, en faisant une horlogerie bien réglée mais sans âme.

Note : 4/10

 

Charlie Mortdecai de David Koepp

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Johnny Depp en fait des caisses dans ce sous-Johnny English (c’est dire…) qui plaira probablement beaucoup aux enfants. Cette histoire de vol et d’espionnage sur le marché de l’art aura effectivement du mal à intéresser les adultes, tant ses gags sont poussifs, l’intrigue à la fois anecdotique et inutilement compliquée, et les acteurs tantôt cabotinant (Depp, McGregor) tantôt transparents (Paltrow). Malheureusement, Charlie Mortdecai ne se vend absolument pas comme un film pour enfants, sans doute certain de sa finesse et de son esprit.

Note : 4/10

 

Une merveilleuse histoire du temps de James Marsh

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Dans la série des films à oscars qui nous arrivent pour le moment, le biopic retraçant l’histoire édifiante du physicien et cosmologiste Stephen Hawking, paralysé des suites d’une maladie dégénérative, s’avère être un des plus pénibles. Noyé dans une photographie pompière soulignant bêtement l’époque de l’action, et dévoué aux performances à récompenses de ses deux têtes d’affiches (Eddie Redmayne et Felicity Jones), le film est désespérément appuyé, moralisateur et larmoyant. Bref, le prototype du « beau film » à l’ancienne, comme on espérait ne plus jamais en voir.

Note : 3,5/10

 

Terre battue de Stéphane Demoustier

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Les frères Dardenne produisent ce film qui est une sorte de caricature de leur travail, en moins bien donc. Pas la moindre possibilité ici de grâce ou de rédemption pour les personnages, acculés par les réalités sociales ou familiales. Stéphane Demoustier se contente de décrire la descente aux enfers d’un père et de son fils – chacun de son côté –, dont l’issue ne pourra que détruire psychologiquement l’un, l’autre ou les deux. Sadique et plat.

Note : 3,5/10

 

Les Souvenirs de Jean-Paul Rouve

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Adapté d’un roman de David Foenkinos, et mettant en scène trois membres d’une même famille – grand-mère, fils, petit fils – avec à la clé une grande leçon de vie pour chacun, le troisième long métrage de Jean-Paul Rouve ne pouvait être qu’un téléfilm plein de bons sentiments. C’est effectivement ce qu’il est, et l’engouement public et critique qu’il suscite n’est malheureusement pas une très bonne nouvelle pour l’invention et la créativité dans le cinéma français populaire.

Note : 3/10

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