Critique et analyse cinématographique

Sorties Cinéma – 05/11/2014

Une ribambelle d’auteurs surestimés et de faux espoirs sont à l’affiche cette semaine. On passe son chemin….

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Pride de Matthew Warchus

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Les comédies sociales anglaises ne sont plus vendues que comme des « feel-good movies » destinés à « donner la banane » et idéalement à finir comme best-seller à Broadway ou dans les théâtres londoniens. Pride ne fait pas exception à la règle et n’est qu’un téléfilm de plus sur l’entraide des marginaux – ici les gays à la rescousse des mineurs lors des grèves de 84 – qui ne se repose que sur ses acteurs et où les « morceaux de bravoure » – dialogués ou musicaux – ne sont en rien cinématographiques.

Note : 4,5/10

 

Interstellar de Christopher Nolan

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Nolan continue son pompiérisme ésotérique et pseudo-philosophique en proposant cette fois-ci une variation dans l’espace, avec fin de l’humanité et paradoxe temporels. Le problème avec ce réalisateur est qu’il est un faiseur hollywoodien mais qu’il se prend pour un auteur, un philosophe et un moraliste. Si Interstellar n’était qu’un blockbuster de plus, il ne paierait pas de mine et ne ferait pas de vagues, mais l’étiquette « Nolan » et sa longueur exagérée (2h50) le font passer pour un grand film de science fiction, voire un grand film tout court. Malheureusement, il n’en a ni l’étoffe ni le brio.

Note : 4/10

 

Une nouvelle amie de François Ozon

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Comme à l’accoutumée, le cinéma de François Ozon se trouve entre deux chaises, à la fois tenté par la subversion et freiné par des ambitions grand public. On se doute bien qu’Ozon prend totalement parti pour l’aplanissement des genres et qu’il se rêverait en Almodóvar français, mais il ne peut s’empêcher de passer par des phases d’adaptation, dans lesquelles un personnage dit « normal » réagit de manière hostile à une marge – ici le travestissement – avant d’y adhérer comme si de rien n’était. Dans un vrai cinéma subversif et militant, il n’y aurait pas tant de précautions pour ne pas fâcher l’éventuel beauf égaré dans la salle.

Note : 4/10

 

Captives d’Atom Egoyan

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Quand un auteur ayant traité du voyeurisme tout au long de sa filmographie tombe dans les travers de ce qu’il veut décrire ! Cette histoire glauque d’organisation pédophile racontée de manière éclatée, et avec moult tergiversations narratives et stylistiques, transgresse les limites du supportable en faisant d’éléments sordides des ressorts de suspense et de rebondissements. Indigeste et nauséabond !

Note : 3/10

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