Critique et analyse cinématographique

Brussels Film Festival 2014 – « Broken Hill Blues » de Sofia Norlin

La compétition de ce festival s’avère de plus en plus intéressante, avec une nouvelle découverte : un premier film suédois – très loin des canons habituels d’un cinéma national balisé – qui s’intéresse à la ville de Kiruna, dont la mine de fer est à la fois le moteur économique et le ver qui la tue à petits feus.

BrokenHillBlues

Pour parler de la situation intenable de Kiruna, sans cesse secouée par des tremblements de terre dus aux activités de la mine, Sofia Norlin se concentre exclusivement sur quatre adolescents, représentant l’avenir incertain de la ville. Suivant séparément les personnages de Marcus et de Daniel – dans le giron desquels gravitent respectivement deux personnages féminins –, elle dresse le portrait de deux jeunes garçons en colère, pour des raisons explicites ou non, et fait résonner leurs émotions avec la situation et les contradictions de Kiruna. Délaissant assez vite une narration linéaire et évitant tous les écueils du film-choral, Broken Hill Blues laisse surtout des images en mémoire de son spectateur, tant il réussit à faire cohabiter un réalisme social factuel et un lyrisme visuel qui restitue toute leur dignité au lieu et à ses personnages.

Thibaut Grégoire

 

Le Brussels Film Festival se tient du 6 au 14 juin à Flagey

Plus d’infos sur le site du festival

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