Critique et analyse cinématographique

Sorties Cinéma – 21/05/2014

Un blockbuster et deux films de Cannes sont à l’affiche en cette petite semaine, tandis que l’actualité cinématographique est toujours accaparée par le festival.

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Deux jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne

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Les frères Dardenne continuent de vouloir restituer leur dignité aux travailleurs et aux modestes qu’ils suivent, mais livrent ici leur film le plus systématique. Il y a toujours une certaine beauté dans les combats individuels ou collectifs de leurs personnages, et celui de Sandra (Marion Cotillard) ne fait pas exception à la règle, mais il est également mâtiné d’un certain angélisme autour de ce personnage de martyr irréprochable, tant sa droiture morale et son empathie constante l’élève à un niveau quasi-surhumain et lui octroie finalement le statut de modèle.

Note : 6/10

 

X-Men : Days of Future Past de Bryan Singer

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Malgré de bonnes intentions et le geste fort de remettre en question tout ce qui a été établi dans la première trilogie, cette nouvelle aventure des X-Men se différencie – de manière négative – des dernières autres productions Marvel par son penchant pour un sérieux plombant – tendance Nolan – et l’absence totale de sous-texte politique. Ne restent que quelques images somptueuses et le jeu sur les paradoxes temporels.

Note : 4,5/10

 

Grace de Monaco d’Olivier Dahan

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Lisse, sans point de vue et bêtement conservatrice, cette longue publicité de mode signée Olivier Dahan confond constamment glamour et vulgarité « bling-bling » dans un grand amalgame généralisé.

Lire la critique complète

Note : 3/10

 

Rattrapage

 

The Other Woman de Nick Cassavetes

THE OTHER WOMAN

Sorte d’ersatz féminine de la « touch » Apatow – mettant d’ailleurs en vedette sa femme et égérie, Leslie Mann – le nouveau film du faiseur « arty » Nick Cassavetes emballe d’abord par son énergie communicative puis déçoit dans la longueur avec un gros ventre mou et le sacrifice qu’il fait à trop de clichés et de valeurs hollywoodiennes. Mais la prise de pouvoir des femmes et leur revanche sur leurs conditions respectives – la femme soumise, la « working girl » sexy et la jeune écervelée – mérite tout de même le détour, d’autant plus qu’elle se termine de manière assez violente par l’humiliation et la mise en sang – littéralement – du bellâtre qui les a flouées.

Note : 5,5/10

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