Critique et analyse cinématographique

Sorties Cinéma – 30/04/2014

Deux films indépendants américains attendus, mais globalement décevants, tiennent malgré tout le haut du pavé cette semaine, tandis que les comédies lourdingues de toutes provenances continuent de proliférer.

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Joe de David Gordon Green

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Reprenant des poses et des clichés de la mythologie de l’Amérique profonde, cette Americana tant fantasmée et souvent surjouée, Joe n’évite pas les pièges de l’outrance et de l’exagération hystérique, même si quelques scènes inattendues, l’utilisation d’acteurs non-professionnels, et surtout la présence toujours rehaussante d’un Nicolas Cage plus charismatique que jamais, donnent au film une impulsion particulière, qui le distingue in extremis du tout venant des neo-westerns appuyés.

Note : 5,5/10

 

Night Moves de Kelly Reichardt

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Après le magnifique Meek’s Cutoff, Kelly Reichardt retombe dans un cinéma plus binaire avec ce thriller écologique à longue détente, qui se focalise principalement sur le questionnement du personnage d’un personnage rongé par la culpabilité. Le problème est que ce personnage, (dés)incarné par Jesse Eisenberg, manque cruellement d’épaisseur et que le rendu de son errance apparaît plus comme une pose que comme un choix d’auteur.

Note : 5/10

 

Barbecue d’Éric Lavaine

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Film de potes dans la veine des Petits mouchoirs, la prétention en moins, Barbecue tient uniquement sur ses dialogues vachards et son casting de « bonnes têtes » (Lambert Wilson, Franck Dubosc, Florence Foresti, Guillaume de Tonquédec,…) tout en visant délibérément un public de quinquas – l’âge des personnages. C’est sympathique… mais ce n’est en rien du cinéma.

Note : 4/10

 

Mise à l’épreuve de Tim Story

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Il n’y pas plus raciste que ce film communautaire de noirs américains, qui cantonne ses personnages d’hommes à être soit des guignols soit des brutes épaisses et ou la femme attend bien sagement son mari à la maison, afin de calmer l’énorme appétit sexuel de celui-ci, le tout saupoudré d’un humour lourdingue même pas digne d’une sitcom.

Note : 2/10

 

Rattrapage

 

Noah de Darren Aronofsky

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Aronofsky investit le terrain du blockbuster et marque son point de vue d’auteur en tirant le meilleur parti des effets spéciaux pour aboutir à un film purement visuel. Il s’éloigne également des contraintes de son sujet biblique en instillant des éléments de fantasy et une critique en filigrane des dérives de la religion.

Lire la critique complète

Note : 8/10

 

The Amazing Spider-Man 2 de Marc Webb

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Un cran en dessous des dernières productions Marvel, ce deuxième Spider-Man nouvelle mouture se laisse voir avec plaisir, grâce à son dynamisme et son humour bon enfant. C’est d’ailleurs surtout dans ses scènes de comédie pure que le film trouve ses meilleurs moments, partie dans laquelle les films de super-héros sont d’habitude assez faibles. Les scènes d’action sont par ailleurs plutôt inventives et – fait de plus en plus rare – parfaitement lisibles

Note : 6/10

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