Critique et analyse cinématographique

Sorties Cinéma – 05/02/2014

Avalanche de navets et de prétention dans les sorties de la semaine : le cinéma roumain en pilotage automatique, Benoît Poelvoorde plus caricatural que jamais et le polar français égal à lui-même – à savoir pathétique.

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Mère et fils de Calin Peter Netzer

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Énième ersatz de l’académisme roumain, Mère et fils nous arrive avec à son actif le prestigieux Ours d’Or de Berlin, et perpétue ainsi une tradition de films de festival chère à cette cinématographie nationale, qui semble brandir comme étendard un naturalisme âpre, avec plus ou moins de bonheur. On peut dire que l’on se trouve ici dans la veine la moins pénible de ce type de cinéma, même si sa sur-écriture et son côté moralisateur le rendent malgré tout antipathique.

Note : 5/10

 

Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée

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Machine à oscars à l’écriture âpre et naturaliste, mais à la réalisation légèrement tape-à-l’œil et à l’interprétation surchargée.

Lire la critique complète

Note : 4/10

 

Les Brasiers de la colère de Scott Cooper

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Dissimulé derrière le fantasme de l’Americana – réduit ici à des accents grotesques et des paysages crapoteux filmés avec la tremblote –, ce nanar prétentieux fait l’éloge de la justice personnelle sans avoir l’air d’y toucher et réserve des numéros de cabotinages pas piqués des vers – l’abominable Casey Affleck en tête.

Note : 3/10

 

Les Rayures du zèbre de Benoît Mariage

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Benoît Poelvoorde est probablement le meilleur acteur qui n’a jamais joué dans un seul bon film. Il continue sur cette voie avec son troisième film en commun avec Benoît Mariage, qui persiste également dans le cinéma doux-amer pétri de pittoresque régional et de mépris. Au programme : accent bruxellois de pacotille et néo-colonialisme modéré. Critique et caustique dans l’intention, stéréotypé et involontairement raciste dans les faits.

Note 3/10

 

Mea Culpa de Fred Cavayé

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Le français Fred Cavayé continue de se prendre pour un faiseur américain et livre un nouveau polar merdeux, misogyne et prônant l’autojustice. Une horreur faussement stylisée, aux scènes d’action parfois illisibles et qui offre en outre son plus mauvais rôle à Vincent Lindon, en mode Charles Bronson.

La critique de FDM

Note : 3/10

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