Critique et analyse cinématographique

FILM FEST GENT 2013 – « La Chair de ma chair » de Denis Dercourt

S’il nous avait habitués aux polars de salons, dans le milieu de la moyenne bourgeoisie française, Denis Dercourt pète littéralement un câble avec La Chair de ma chair, sa tentative de film d’horreur dans laquelle il expérimente sur l’image et les flous, tel un savant fou à qui on aurait confié une caméra.

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On savait déjà que Dercourt se prenait pour Claude Chabrol, on peut avec ce film ajouter qu’il se prend pour Bresson, Hitchcock et Cronenberg tout à la fois. À son actif, on peut quand même admettre que l’homme n’a pas peur du ridicule, tant le récit de cette jeune mère qui tue des hommes et les coupe en morceaux pour nourrir sa fille malade était aussi grand-guignolesque sur papier qu’elle ne l’est à l’écran. Regarder ce film, c’est un peu comme de voir un grand timide combattre sa réserve en enlevant son pantalon ou en chantant en public : ça met très mal à l’aise. Mais ce qui est surtout le plus déplorable, c’est l’idée que Dercourt se fait d’un film d’auteur radical, puisque sa principale invention formelle est de ne pas faire le point et de baigner les bords de cadre d’un flou de bon aloi.

Thibaut Grégoire

 

Le 40ème Festival du Film de Gand se tient du 8 au 19 octobre

Plus d’infos sur le site du festival

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