Critique et analyse cinématographique

FIFF 2013 – « Les Âmes de papier » de Vincent Lannoo

Cette année, le film de clôture du FIFF est le dernier opus d’un cinéaste qui s’est mis en tête de filmer plus vite que son ombre, qu’il pleuve ou qu’il vente, moyens ou pas. Les Âmes de Papier permet cette fois-ci à Vincent Lannoo de tourner à Paris – en partie – avec un casting du cru, et de se fondre dans le moule du téléfilm français.

ÂmesDePapier02©r.vaz palmaartemissamsaLC_60

Paul est un écrivain avorté qui gagne sa vie tant bien que mal en écrivant des oraisons funèbres, paralysé dans sa création depuis la mort de sa femme survenue quelques années plus tôt. Quand une jeune veuve lui demande d’écrire un texte sur son mari disparu, il tombe amoureux de celle-ci sous l’œil complice de son voisin fantasque. Mais voilà que le mari défunt surgit d’entre les morts, compliquant quelque peu les plans et la vie de Paul.

Vincent Lannoo se pose de plus en plus comme une énigme dans le paysage morne du cinéma belge. On ne sait trop s’il se considère comme un auteur ou comme un faiseur, s’il tend à être populaire ou réservé à un cercle d’initiés, mais surtout on ne sait pas quel cinéma il veut faire exactement. Ses trois derniers films semblent avoir été réalisé par trois personnes différentes – un ersatz de film indé américain (Little Glory), une farce satirique corrosive sur la pédophilie des prêtres (Au nom du fils) et une comédie dépressive « à la française » (Les Âmes de Papier). Cela s’explique peut être par une soif insatiable de tourner, mais le gros problème est que la filmographie qu’il est en train de se constituer est à la fois incohérente et surtout inconsistante, au vu de la qualité toute relative de ses différents essais.

Si le précédent film, Au nom du fils, avait encore le mérite d’être original et d’interpeller par son impertinence, ces Âmes de papier sont désespérément vides, ternes – autant sur le plan de l’image que du scénario – et phagocyté par un casting épouvantable, l’insupportable et cabotin Stéphane Guillon en tête, acteur aussi raté que son personnage d’écrivain.

Thibaut Grégoire

 

Le Festival International du Film Francophone de Namur se déroule du 27 septembre au 4 octobre

Plus d’infos sur le site du festival

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