Critique et analyse cinématographique

FIFF 2013 – « Puppylove » de Delphine Lehericey

Cette année, la programmation du FIFF est remplie de films sur la jeunesse, en forme de récits initiatiques ou de fables plus ou moins perverses. À côté d’un film comme La Vie d’Adèle, qui aborde certains thèmes semblables sans en faire son sujet central et en s’en détachant, Puppylove fait figure de téléfilm tenté par la subversion d’apparat.

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Le film suit donc une jeune fille, Diane, en pleine découverte de la sexualité et de ses possibilités, au contact de sa voisine délurée et libertine. Suivant d’abord les tribulations des deux adolescentes dans les boîtes de nuit et les chambres d’hôtel, le scénario les envoie ensuite dans un camping avec le père séduisant de Diane, où commence à flotter un parfum d’inceste.

Qu’est-ce qui fait que le film d’Abdellatif Kechiche, avec ses longues scènes de sexes et sa sensualité permanente, soit finalement infiniment plus pudique et moins malsain que celui-ci ? Une question de mise en scène, et de distance morale, fort probablement. Cela a aussi indéniablement à voir avec le type d’écriture de Puppylove, rongé par l’académisme et la tentation de choquer à tout prix.

Thibaut Grégoire

 

Le Festival International du Film Francophone de Namur se déroule du 27 septembre au 4 octobre

Plus d’infos sur le site du festival

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