Critique et analyse cinématographique

FIFF 2013 – « Les Conquérants » de Xabi Molia

Pour son deuxième film, Xabi Molia refait appel à Denis Podalydès, déjà héros de son premier film, 8 fois debout, et lui accole un frère de cinéma en la personne de Matthieu Demy. Voici donc la double tête d’affiche très parisienne d’un film tourné en partie en Belgique.

Les Conquérants 1

Podalydès et Demy incarnent respectivement Galaad et Noé, deux demi-frères nommés ainsi par leur père chasseur de trésors, et persuadés d’être les victimes d’une malédiction depuis que feu celui-ci a dérobé le Saint-Graal. Les voici donc tentant de ramener la sacrée coupelle dans sa grotte, au plus profond de la forêt.

Avec sa fausse-fantaisie décalée et jamais drôle, le film donne la désagréable impression d’une « private joke » entre le réalisateur et ses acteurs, dont le spectateur est irrémédiablement exclu, à moins de vouloir à tout prix appartenir à un sérail de pacotille, qui rirait à ce genre de farces sinistres. La touche de fantastique du film, qui consiste à faire faire des bonds de cent mètres à Matthieu Demy quand il tient le Graal en main, est en outre particulièrement ridicule, mais contribue certainement à la grosse blague d’ados attardés que constitue Les Conquérants.

Thibaut Grégoire

 

Le Festival International du Film Francophone de Namur se déroule du 27 septembre au 4 octobre

Plus d’infos sur le site du festival

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