Critique et analyse cinématographique

Sorties Cinéma – 08/05/2013

Au programme cette semaine : un film d’horreur convenu, un thriller scandinave, le retour de deux vieux de la vieille et une curiosité très « cinémas du monde »….

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Mama d’Andy Muschietti

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Précédée d’une réputation plus que flatteuse, cette production de Guillermo Del Toro ne peut que décevoir, tant elle emprunte des chemins balisés. Enfants hantés et fantôme en colère sont donc au programme de cette série B de luxe.

Note : 5/10

The Company You Keep de Robert Redford

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Un thriller en pantoufles, ne dépassant jamais le champ/contrechamp en matière d’audace de mise en scène, et au final très politiquement correct. En recyclant des recettes qui ont fait sa gloire en tant qu’acteur (Les Hommes du président, Les Trois jours du Condor,…), Redford ne fait qu’accentuer son manque d’inspiration en tant que cinéaste.

Note : 4/10

La Pirogue de Moussa Touré

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Nourri des meilleures intentions du monde, ce « huis-clos » à ciel ouvert pâtit malheureusement d’une interprétation inégale et surtout de personnages caricaturaux, remplissant chacun un emploi comme dans une téléréalité. Le final quasi-christique est par ailleurs d’une lourdeur assez insupportable.

Note : 4/10

L’Hypnotiseur de Lasse Hallström

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Quand Lasse Hallström tourne aux Etats-Unis, ça donne un navet comme Safe Haven. Quand il tourne dans son pays d’origine ça donne un téléfilm comme L’Hypnotiseur. Surfant sur la vague de Millenium, c’est donc un autre polar scandinave à succès qui est adapté ici, sans conviction et avec une esthétique de série.

Note : 4/10

Io e te de Bernardo Bertolucci

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Bertolucci tente de s’offrir une nouvelle jeunesse en tournant en quasi-huis-clos avec deux adolescents. Mais l’histoire qu’il propose n’a strictement aucun intérêt et les acteurs aucun charisme. Dans ses pires moments, le film se complaît dans l’hystérie criarde. On est donc là dans une caricature de ce qu’est devenu le cinéma italien.

Note : 3/10

Rattrapage

Song for Marion de Paul Andrew Williams

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Voici ce qu’on appelle un « feel-good movie », à savoir un film dans lequel un personnage antipathique devient humain au contact des autres, et non sans avoir traversé toute une série d’émotions fortes. C’est typiquement le genre de film qui remporte l’adhésion uniquement par les bons sentiments qu’il véhicule – aidé ici par le piège éternel de la musique, puisque c’est d’une chorale du troisième âge qu’il s’agit – et absolument pas par sa proposition de cinéma. Assez putassier et très manipulateur.

Note : 4/10

Le Cœur a ses raisons de Rama Burshtein

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Dans ce film à l’esthétique de roman-photo, constamment baigné de lumière surexposée, le mariage arrangé dans la communauté orthodoxe d’Israël est montré comme une réalité immuable que rien ne pourrait remettre en cause. Les femmes non-mariées y sont par ailleurs présentées comme des aberrations marginales. Qu’un film aussi conservateur ait été primé à Venise est tout simplement inimaginable.

Note : 3/10

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