Critique et analyse cinématographique

« Ashes to Ashes » de Monique Marnette

Une porte d’ascenseur s’ouvre, donnant sur un couloir vide. En un plan séquence d’une grande fluidité, la caméra arpente ces couloirs et ces bureaux déserts, baignés par le son des appareils électriques, téléphones et autres imprimantes.

Au détour d’un ordinateur tournant à vide, un portable vibre. Un canari gazouille, abandonné dans sa cage. Un bruit retentit. Le portable est tombé.

En accumulant de petits détails, qui seraient insignifiants pris séparément, Monique Marnette parvient à créer un climat de tension soutenu durant les 4 minutes que dure le film, maintenant jusqu’à la fin les multiples interrogations sur le pourquoi et le comment de la désertion de ces bureaux. Lorsque la réponse pointe le bout de son nez, elle apparaît comme un évidence. Mais jusque là, le spectateur a été amené à penser mille et une choses et ses nerfs ont été mis à rude épreuve, par le seul pouvoir d’une caméra et de ses mouvements.

Thibaut Grégoire

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